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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 10:03

Les interdépendances en offre et demande sont incontournables !

Elles font partie des principes fondamentaux de l'économie.

Il convient d'arrêter d'opposer de manière simpliste et fallacieuse Offre et Demande.

La plupart des économistes estiment que nous faisons face à une crise de l'offre. Mais attention aux fausses évidences. Décryptage de d'Olivier Passet, directeur des synthèses de Xerfi Canal

Pour la BCE, il faut transformer l’essai de la reprise. La reprise de la consommation est une aubaine. Mais pour qu’elle ne soit pas qu’un feu de paille, il faut continuer le chantier des réformes structurelles. C’est par le renforcement de la croissance potentielle que la reprise s’inscrira dans la durée. Il s’agit là du discours unanime de toutes les institutions internationales. Ce qui revient à dire que les économies, mondiale et européenne, sont essentiellement malade de l’offre.

Il faut pourtant se méfier de ces discours marqués du sceau de l’évidence. Car les causes profondes d’une crise ne sont jamais observables. Ce que l’on observe ce sont les symptômes. Et précisément les symptômes sont trompeurs. Disons plus clairement qu’un problème d’offre se manifeste souvent à travers un affaiblissement de la demande. Et réciproquement.

Si l’on prend la crise de 73 par exemple, la rigidité de l’offre était la cause profonde de l’enracinement de la stagflation. Les entreprises, en dépit des efforts de relance publique optaient pour une hausse des prix plutôt que pour celle des volumes. L’inflation consumant le pouvoir d’achat et donc la demande, les pouvoirs publics agissaient du côté de la demande et des salaires, renforçant au final le mal.

Idem lorsque les blocages sont du côté de la demande. Face à un débouché qui se réduit, la concurrence s’exacerbe, la rentabilité baisse, l’assiette fiscale se nécrose, et tout donne le sentiment que le manque de compétitivité est la cause de tout et que l’état ankylosé est la source du mal. Les remèdes déployés, que ce soit la modération salariale, la réduction des dépenses publiques, la libéralisation, ne font pourtant qu’aggraver le mal. Et la façon la plus sûre pour tuer la reprise dans l’œuf est précisément de continuer dans cette voie contrairement à ce qu’affirme la BCE.

Il est faux de considérer que la demande serait l’affaire du court terme, tandis que l’offre serait l’affaire des politiques structurelles de long terme. La demande a aussi des déterminants structurels. La démographie et la pyramide des âges notamment. La répartition ensuite. Les inégalités excessives favorisent l’épargne au détriment de la consommation puisqu’elles déplacent le revenu vers les populations qui ont la plus faible propension à consommer. Or l’abondance d’épargne fait baisser les taux d’intérêt et ce régime de faible taux alimente les bulles à répétition. Le risque pesant sur les ménages ensuite. Trop de précarité ou trop peu d’assurance encourage l’épargne de précaution. Toujours au détriment de la demande. Dommage donc, que lorsque l’on aborde les politiques structurelles ne soit évoqué que le versant de l’offre.

Retrouvez l'analyse complète en vidéo d'Olivier Passet, directeur des synthèses de Xerfi:

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Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012