David MOUREY

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David MOUREY
Pontault-Combault (77340)
  Professeur de Sciences Economiques et Sociales

 
La démocratie exige le débat
 
L’objectif de ce blog est de tenter de valoriser le débat et la démocratie. Certes, l’objectif est ambitieux mais l’ampleur de l’enjeu ne doit pas nous conduire à la résignation. Nous devons nous en donner les moyens.
   
Voir l'article :   "De l’importance du débat dans une démocratie moderne"
   
« J’apprends beaucoup des gens avec qui je suis en désaccord,
j’apprends très peu des gens avec qui je suis d’emblée en accord.
C’est normal car être en désaccord implique de comprendre
la nature, la valeur, la profondeur de l’argument
qui est utilisé dans le débat. »
.
   CONFERENCE DE JEAN-PAUL FITOUSSI, Mercredi 20 avril 2005
.
Jeudi 26 juillet 2007
par David MOUREY publié dans : Emploi et chômage
Dans une note de juin 2007 publiée par l’INSEE, dans la Série des documents de travail de la Direction des Études et Synthèses Économiques, Claude PICART procède un à réexamen de l’ampleur des flux d’emploi et de main-d’œuvre en France. Son étude le conduit à remettre en question les évaluations proposées par Pierre CAHUC et André ZYLBERBERG dans des ouvrages récents. Selon Claude PICART, les flux d’emploi doivent être revus à la baisse alors que les flux de main-d'œuvre doivent être révisés à la hausse.
 
La conférence et les ouvrages de Pierre CAHUC
 
L’économiste spécialisé sur les questions relatives au Marché du Travail Pierre CAHUC est venu pour une conférence, mardi 9 janvier 2007 dans la Salle Jacques Brel à Pontault-Combault. Cette conférence pédagogique s’adressait à environ 350 lycéens venus de trois lycées différents et situés dans trois villes différentes. Le thème de cette conférence était : « Le fonctionnement du marché du travail ».
 
Dans le cadre de la préparation de cette conférence, j’avais approfondi l’étude de l’approche dynamique, approche par les flux d’emplois et les flux de main d’œuvre, du marché du travail. A partir des ouvrages suivant en particulier, « Le marché du travail », Pierre Cahuc et André Zylberberg (715 p, De Boeck Université, Paris, Bruxelles, 2001),    « La microéconomie du marché du travail », Pierre Cahuc et André Zylberberg (124 p, La découverte, Paris, 2003) et « Le chômage, fatalité ou nécessité ? » Pierre Cahuc et André Zylberberg (197 p, Flammarion, Paris, 2004), j’ai pu prendre la mesure de l’ampleur des implications de cette approche dynamique en matière de compréhension du fonctionnement du marché du travail et de réformes de son fonctionnement.
 
Approche dynamique du marché du travail et appariements
 
Dans le billet suivant, Appariements sur le marché du travail, j’avais tenté d’expliciter simplement les différentes conclusions que l’on pouvait tirer des analyses statiques et dynamiques du marché du travail. L’analyse dynamique du marché du travail nous conduit à examiner le processus d’appariement entre l’offre d’emploi et la demande d’emploi. L’objectif étant d’expliquer comment rendre plus efficace ce processus d’appariement. Comment faire pour que les offreurs de travail et les demandeurs de travail cessent de se croiser sans se rencontrer ? L’analyse du processus d’appariement permet de comprendre la coexistence, a priori paradoxale, de nombreux chômeurs et d’emplois vacants
 
La principale explication proposée par CAHUC et ZYLBERBERG réside dans l’existence d’un processus de destruction créatrice. Dans le cadre de cette explication néo-schumpeterienne, des activités apparaissent quand d’autres disparaissent, des entreprises sont crées et d’autres sont détruites, enfin, il existe simultanément des créations d’emplois et des destructions d’emplois. Ce processus inévitable et inéluctable de destruction créatrice est à l’origine de la croissance et du développement. Il se traduit sur le marché du travail par un processus d’appariement qui reste difficile à gérer en situation inévitable d’incertitude. En effet, l’existence de mouvements d’emplois et de main d’œuvre aussi nombreux, d’ampleur plus ou moins grande, fait planer une grande incertitude dans une économie. En raison de cette incertitude, il parait urgent d‘analyser méticuleusement la nature,  l’ampleur, les causes et les conséquences de ces flux, afin de mettre en œuvre les réformes les plus adaptées individuellement et collectivement. L’analyse dynamique du marché du travail apporte de nouveaux éclairages sur les causes du non emploi, sur les solutions envisageables et sur les conditions d’efficacité de celles-ci.
 
Pour autant, les analyses statiques et dynamiques du marché du travail sont complémentaires bien plus que substituables.
 
L’ampleur des Flux pour CAHUC et ZYLBERBERG
 
Dans un court compte rendu de la Conférence de Pierre CAHUC, je rappelais notamment les principales statistiques, sur l’ampleur des flux, avancées et défendues par CAHUC et ZYLBERBERG.
 
En France, tous les ans, en moyenne 2,3 millions d'emplois disparaissent. Autrement dit, en moyenne, chaque jour ouvrable 10 000 emplois sont détruits et 10 000 emplois sont crées, chaque jour 30 000 personnes perdent leur emploi et 30 000 personnes trouvent un emploi. Ainsi, en France, entre 1970 et 2000, le pourcentage moyen de création d’emplois est de 15,5 % et le pourcentage moyen de destruction d’emplois est de 15 %. On en déduit que le pourcentage annuel moyen de création nette d’emplois est de 0,5 % ou que le taux de croissance annuel moyen des créations nettes d’emplois est de 0,5 %. Et ce constat peut être étendu aux autre pays industrialisés ou les mouvements observés sont sensiblement identiques (comme aux Etats-Unis par exemple).
 
Les réallocations de main d’œuvre sont deux à trois fois plus nombreuses que les réallocations d’emplois en raison des démissions volontaires de salariés et de départs à la retraite sans qu’il y ait destruction d’emploi, mais simplement rotation de la main d’œuvre. De surcroît, en moyenne, une entreprise qui crée un emploi embauche trois personnes et en licencie deux, la suppression d’un poste de travail s’accompagne de deux embauches et de trois départs/licenciements. 
 
La prise de conscience de l’ampleur des mouvements observables sur le marché du travail (MT) conduit un à profond renouvellement de la conception de son fonctionnement.
 
Flux d’emploi et de main-d’œuvre en France : un réexamen
 
Pour Claude PICART, et conformément aux analyses popularisées en France par CAHUC et ZYLBERBERG, les flux d’emploi (créations et destructions d’emplois dans les entreprises) et les flux de main-d’œuvre (embauches et débauches) sont au cœur des analyses récentes du marché du travail. Chaque année, de nombreux établissements créent des emplois et de nombreux autres en détruisent.
 
Une distinction précise des notions reste indispensable
 
Le terme flux d’emploi désigne toute disparition ou création nette d’emploi dans un établissement (en dehors des situations de réallocation interne). Le flux d’emploi est un indicateur fondamental pour comprendre le fonctionnement du marché du travail. « Si aucune création (destruction) d’emploi ne peut se faire sans embauche (départ) de salarié, de nombreux départs et arrivées de salariés peuvent s’effectuer par rotation sur des postes pérennes. »
 
Le flux de main-d’œuvre désigne l’ensemble des départs et des arrivées de salariés dans les établissements. « Toute arrivée (départ) d’un salarié dans un établissement, que ce soit sur un poste pérenne ou un poste nouvellement créé (détruit) est un flux de main d’œuvre. Les mouvements internes à un établissement ne sont pas comptabilisés. En revanche, les mouvements de salariés entre différents établissements d’une même entreprise sont comptabilisés. »
 
Il convient donc de savoir définir et distinguer avec précision flux d’emplois et flux de main d’œuvre.
 
Solde des flux, flux bruts et flux nets
 
Claude PICART observe que « si l’attention est souvent portée sur le solde de ces flux (l’évolution du stock d’emploi ou de chômeur), plusieurs raisons justifient une analyse des flux d’emploi ou de main-d’œuvre en tant que tels. D’abord, créations et destructions d’emplois ne concernent pas forcément les mêmes personnes et les destructions d’emplois, surtout lorsqu’elles touchent massivement des personnes dans des professions et des bassins d’emploi où les perspectives de reconversion ne sont pas immédiates, attirent à juste titre l’attention. Ensuite, dans le cadre d’approches mettant en avant la nécessaire fluidité du marché du travail, le solde, et donc le niveau du chômage, dépend de l’ampleur des flux bruts. Ces flux sont aussi des éléments importants pour la compréhension du fonctionnement du marché du travail. »
 
Autrement dit, il ne suffit pas de constater l’ampleur des flux nets (créations – destructions ou entrées - sorties), il faut également observer attentivement les flux bruts. En effet, c’est l’ampleur comparée des flux bruts d’emploi (créations + destructions), et des flux nets (créations - destructions), qui explique la réactualisation des analyses schumpetériennes en termes de destruction créatrice.
 
Enfin, « l’existence simultanée de nombreuses créations et destructions d’emplois est le signe d’une grande hétérogénéité entre les entreprises (Blanchard et Diamond, 1990), (…ou…) de l’ampleur du processus de destruction créatrice mis en avant par Schumpeter », comme CAHUC et ZYLBERBERG.
 
C’est dans le cadre des modèles d’appariement que la théorie dynamique du marché du travail pourra prendre en compte, explicitement, les flux d’emploi et de main-d’œuvre afin de mettre en évidence de nouveaux déterminants du chômage. Le degré d’influence du processus de destruction créatrice, en tant que facteur explicatif, sera variable selon les modèles.
 
La « loi des 15 % » contestée
 
Empiriquement, l’auteur souligne qu’ « il était jusqu’à présent admis que les flux bruts d’emploi sont du même ordre de grandeur dans des pays aussi différents que la France et les États-Unis, ce qui va à l’encontre du lien attendu entre protection de l’emploi et réallocations. » C’était d’ailleurs ce qu’exprimaient les données utilisées par CAHUC et ZYLBERBERG.
 
« Les flux d’emploi seraient, d’après la plupart des travaux empiriques, du même ordre de grandeur - 15% - dans les différents pays de l’OCDE. Ce qui conduit Cahuc et Zylberberg à formuler « « une loi des 15 % » qui s’énoncerait de la manière suivante : à l’échelle d’une nation, chaque année environ 15 % des emplois disparaissent et chaque année (environ) 15 % d’emplois nouveaux apparaissent ». Ainsi, « une des premières études sur les flux d’emploi en France concluait que « les réallocations d’emploi sont légèrement moins importantes au Canada et aux États-Unis qu’en France. »
 
Ce résultat serait, plutôt surprenant, au regard des théories classiques du marché du travail, selon lesquelles «  les différences de contexte institutionnel, et en particulier des législations encadrant la protection de l’emploi, devraient avoir un impact sur le rythme des créations et des destructions d’emploi. » En effet, selon Blanchard et Portugal (2001), une protection de l’emploi plus forte en Europe devrait conduire à de plus faibles taux de destructions et de créations d’emploi qu’aux États-Unis. Pour l’OCDE, on peut expliquer ce paradoxe en supposant par exemple « qu’une rigidité sur les salaires plus importante en Europe qu’aux États-Unis se traduit par un ajustement en cas de retournement sur l’emploi plutôt que sur les salaires. »
 
Ce sont ces constats empiriques que Claude PICART va remettre en question dans son étude.
 
Les deux apports de l’étude de Claude PICART
 
Selon l’auteur, l’apport de son article est double.
 
Primo, l’étude « utilise la possibilité de suivre les salariés sur deux ans dans les DADS (Déclarations Annuelles de Données Sociales) pour corriger la mesure des flux d’emploi des flux artificiels engendrés par les changements d’identifiant des établissements. » Cela va permettre de corriger la surestimation des flux d’emplois.
 
Pour y parvenir, il tente d’améliorer la mesure des flux d’emplois en France, en utilisant une source de données qui permet (au prix d’un travail important sur les données) de fournir des chiffres corrigés de certains biais et établis sur un champ plus large que celui considéré par la plupart des études précédentes sur le sujet. Cette nouvelle mesure permet d’apporter une réponse empirique au débat sur le diagnostic paradoxal d’une similitude de l’ampleur des flux d’emplois entre différents pays de l’OCDE comme les Etats-Unis et les France…
 
Le premier biais repose sur la « mise en regard de différentes études nationales difficilement comparables » car les traditionnelles questions de définitions et de champ rendent toujours délicates les comparaisons internationales. De surcroît, « la mesure des flux bruts est fortement biaisée par l’existence de flux artificiels. » En effet, « en l’absence de suivi longitudinal des établissements le changement d’identifiant d’un établissement pérenne de 100 salariés est confondu avec la destruction de 100 emplois et la création de 100 emplois. Si les études sur les États-Unis corrigent en général de ces effets, il est difficile de le faire en France. Cela nécessite idéalement de disposer d’un fichier longitudinal de suivi des entreprises/établissements. » Le biais statistique risque d’être d’autant plus important en France en raison de l’importance des restructurations intra-groupe.
 
Une autre source de biais réside dans le fait que « les études sur les flux de main-d’œuvre utilisent des fichiers d’établissements sur un champ restreint (…) ; alors que celles sur les flux d’emploi les plus récentes utilisent  des fichiers d’entreprises sur un champ qui, bien que plus large, reste non exhaustif. »
 
Fichiers d’établissement pour les flux de main d’œuvre, fichiers d’entreprises pour les flux d’emplois, champs de taille différente, tout cela ne peut que produire des écarts et des erreurs de mesure.
 
« L’utilisation des DADS (…) couvrant l’ensemble des employeurs hors fonction publique d’État, permet de suivre les entreprises. La présence simultanée d’un identifiant employeur et d’un identifiant salarié permet de repérer les changements d’identifiants et les restructurations grâce aux mobilités groupées qui s’observent alors entre l’ancien et le nouvel identifiant.  (…) La prise en compte du suivi des établissements réduit pratiquement de moitié la mesure des flux d’emplois, qui seraient alors nettement plus faibles en France qu’aux États-Unis. »
 
In fine, « la correction divise par deux les flux d’emploi qui se révèlent ainsi nettement moins importants en France qu’aux États-Unis.  Chaque jour ouvrable en France, ce ne serait plus 10 000 emplois qui seraient détruits et 10 000 emplois qui seraient crées, mais 5000…
 
Secundo, cet article permet « d’analyser conjointement et sur un champ quasi exhaustif flux d’emplois et flux de main d’œuvre ». L’analyse de la relation entre flux d’emploi et flux de main d’œuvre parait plus solidement fondée. « Le lien entre flux de main-d’œuvre et flux d’emploi fait l’objet d’interprétations divergentes ».
 
Certains économistes privilégient les explications relatives à la qualité de l’appariement, dans le cadre d’un processus d’apprentissage. D’autres auteurs insistent sur les flux de rotation.
 
Claude PICART va préférer l’approche par les déterminants sectoriels des flux de main d’œuvre à l’approche de CAHUC et ZYLBERBERG par le processus de destruction créatrice.
 
En fin de compte, l’ampleur flux de main-d’œuvre est révisée à la hausse, quasiment doublée. Cette augmentation « est plus le signe d’un certain dualisme du marché du travail que de la vigueur du processus de destruction créatrice. »
 
Autrement dit, « les rotations ou excès des flux de main-d’œuvre sur les flux d’emploi, apparaissent plus liés à des caractéristiques sectorielles qu’aux flux d’emplois. » Ce second point remet également et partiellement en question les conclusions de CAHUC et ZYLBERBERG, lesquels insistent sur une explication reposant essentiellement sur le processus de destruction créatrice.
 
Refonder les comparaisons internationales
 
Une véritable coopération sur les méthodes de construction des bases de données est indispensable pour des comparaisons internationales pertinentes. Telle est la conclusion principale de cette étude. En montrant que les flux d’emplois peuvent être surestimés en France par rapport aux Etats-Unis, cette étude permet d’avancer dans cette voie. « En réalité, ils seraient nettement plus faibles que les flux d’emplois observés aux Etats-Unis. Ceci est plus conforme aux prévisions théoriques, selon lesquelles une plus grande protection de l’emploi réduit les flux d’emploi. »A contrario, « les flux de main-d’œuvre mesurés en continu sont environ six fois plus importants que les flux d’emplois annuels alors que les chiffres habituels sont dans un rapport de 1 à 3.» Enfin l’explication sectorielle et le dualisme du marché du travail tend à réduire le capacité explicative du processus de destruction créatrice.
 
Attendons maintenant les réactions de Pierre CAHUC et André ZYLBERBERG.
 
A lire :
 
Pierre Cahuc's Home Page:
Tout savoir (ou presque) sur les politiques d'emploi en France
 
 
 
 
 
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Lundi 23 juillet 2007
par David MOUREY publié dans : Actualité de la recherche
Vous trouverez ci-dessous quelques liens utiles pour une documentation de qualité sur des sujets économiques et sociaux fondamentaux.
 
Actualité de l’OFCE
 
18 juillet 2007
Lundi 9 juillet, le Président français a cherché à convaincre les ministres de l’Eurogroupe de la conformité de sa stratégie économique avec les engagements de retour à l’équilibre budgétaire pris par Dominique de Villepin il y a moins d’un an...
Actualité du CAS
 
La Note de Veille 2007 n°68 du Centre d'analyse stratégique
 

Analyse : « La politique de communication de l'Union européenne : mission impossible ?»
- L'élaboration progressive d'une stratégie de communication de l'Union européenne (1980-2000)
- L'ambition affichée d'une politique explicite de communication entravée par l'échec du projet constitutionnel (2004-2005)
- Le processus de consultation engagé par le Livre blanc sur la politique de communication européenne (2006-2007)
- Quelques pistes possibles pour une nouvelle phase de la politique de communication de l'Union européenne
- L'élaboration progressive d'une stratégie de communication de l'Union européenne (1980-2000)- L'ambition affichée d'une politique explicite de communication entravée par l'échec du projet constitutionnel (2004-2005)- Le processus de consultation engagé par le Livre blanc sur la politique de communication européenne (2006-2007)- Quelques pistes possibles pour une nouvelle phase de la politique de communication de l'Union européenne
Actualité…
 
Fondation pour l'Innovation politique, Paris, Document de travail, juillet, 8 p., (2007).

 

 

 

Actualité Dares
 
Selon cette étude récente du ministère du Travail, beaucoup moins de chômeurs ont bénéficié d'une formation en 2005. Une évolution explicable par le désengagement de l'Etat dans ce domaine. 
 
Actualité du CEE
 
Paris, Note d'analyse, 16 juillet, 7 p., (2007).

 


Les familles monoparentales  en France, A. Eydoux, M-T. Letablier et N. Georges,
Noisy-le-Grand, Rapport de recherche, n° 36, juin, 114 p., (2007).

Ce rapport explore la catégorie des « familles monoparentales », la diversité des situations qu’elle recouvre, et les défis qu’elle pose à l’heure actuelle aux politiques publiques. La diversification des trajectoires familiales a fragilisé les familles dites « monoparentales », particulièrement concernées par la pauvreté et la précarité de l’emploi et des conditions de vie. Importé en France dans les années 1970, le concept de « famille monoparentale » émerge comme catégorie des politiques familiales et sociales. Statistiquement, les familles monoparentales sont définies par l’Insee comme constituées d’une mère ou d’un père de famille sans conjoint avec un ou plusieurs enfants. Elles constituent une population en forte augmentation, et ce faisant, la proportion d’enfants vivant dans de telles familles croît constamment. Certaines de ces familles se distinguent par un cumul de vulnérabilités : jeunesse du parent et de ses enfants, faible niveau de formation et de qualification, faible revenu, mauvaises conditions de logement, forte exposition au chômage à la précarité de l’emploi. Le risque de pauvreté est donc élevé pour elles. Les politiques publiques ont mis en œuvre des dispositifs de soutien, non seulement sous forme de prestations et d’allocations mais également sous forme d’aides au recouvrement des pensions familiales ou à la pacification des conflits parentaux. Toutefois, ces politiques se trouvent confrontées à de nouveaux défis, comme en témoignent les récents rapports publics.
 
Actualité INSEE
 
Paris, Insee première, n° 1147, juillet, 4 p., (2007).

Insee Première - Les salaires des agents de l'État en 2005, juillet 2007En 2005
Un agent de la fonction publique d'État a perçu en moyenne un salaire brut de 2 540 euros par mois, dont 14,7 % sous forme de primes et de rémunérations annexes.

Actualité Eurostat
Luxembourg, Statistiques en bref, économie et finances, n° 90/2007, 8 p., (2007).
 
Actualité
Commission des Communautés européennes
 
Commission des Communautés européennes,
Bruxelles, juillet, 31 p., (2007).L'écart salarial moyen entre hommes et femmes atteint depuis des années 15 %, sans aucun signe d'amélioration durable. " C'est inacceptable. Cette situation absurde doit changer ", a prévenu Vladimir Spidla, le commissaire européen chargé de l'Emploi, des Affaires sociales et de l'Egalité des chances, en présentant un nouveau rapport sur la question. Les statistiques révèlent, en outre, que cet écart salarial se creuse avec l'âge et les niveaux de responsabilité.  
 
Commission européenne,
Bruxelles, 40 p., (2007).
Actualité Sénat
Rapport d'information, n° 365, juillet, 344 p., (2007).
 
 
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Jeudi 19 juillet 2007
par David MOUREY publié dans : Emploi et chômage
Dans un article du quotidien « Le Monde » publié le 20 juin 2007, intitulé « Le gouvernement veut faire la transparence sur les chiffres du chômage », on nous explique que « Matignon a annoncé, mercredi 20 juin dans un communiqué, avoir confié une "mission" à l'Inspection générale des finances, à l'Inspection générale des affaires sociales et à l'Insee " pour faire le point sur les modalités de calcul" des chiffres du chômage. Les chargés de la mission pourront consulter des experts et des économistes, précise le communiqué. Leur rapport est attendu pour la fin du mois de juillet. »
 
Visiblement, les effets de la polémique de printemps sur les chiffres du chômage sont passés par là. 
 
Un bref rappel des faits s’impose. En janvier, l’Insee a décidé de reporter au mois de septembre 2007 la publication des chiffres corrigés du chômage à partir de l’enquête emploi. Ce report a suscité une polémique autour de la véritable ampleur de la baisse du chômage observée en France, depuis mi 2005. Début mars, selon les calculs de deux administrateurs de l'Insee et d’un salarié syndicaliste de l'ANPE, le taux de chômage en France était plus proche de 9,5 % à la fin 2006 que de 8,7 % comme annoncé par l'Insee et le ministère du Travail. 
 
Ainsi, le taux de chômage serait d’environ 1 point supérieur (0,8 point) au chiffre annoncé par l'Insee et le ministère du Travail. Cette correction des chiffres du chômage correspondrait à l’équivalent d’environ 200 000 demandeurs d'emploi supplémentaires. L’ampleur de la diminution du chômage depuis le milieu de l’année 2005 fondrait comme la neige au soleil, si les chiffres « corrigés » par cette note anonyme sont vérifiés ultérieurement.
 
Fin mars 2007, Eurostat donne du grain à moudre à la contestation des données officielles en recalculant le chômage français sur plusieurs mois. En utilisant les données de l'enquête sur l'emploi dont l'Insee a décidé de différer la publication l'office européen des statistiques annonce que le taux de chômage a atteint 8,8 % en février, contre 8,4 % annoncé par l’Insee… Entre janvier 2006 et janvier 2007, le taux de chômage aurait baissé selon de 9,7 % à 8,9 % et non de 9,5 % à 8,4 %. La baisse serait donc 0,8 point et non de 1,1 point.
 
Certes, cet épisode a montré qu’on ne gagne pas une élection présidentielle en polémiquant inutilement sur quelques dixièmes de points de taux de chômage, cependant, de nombreux arguments qui ont pu être avancés au cours des débats houleux du printemps permettent de reposer avec force la question de la pertinence de la (des) mesure(s) du taux de chômage et du nombre de chômeurs.
 
Les 7, 11 et 30 mars, j’avais tenté de montrer dans trois billets successifs, « Symbolique et fétichisme des chiffres », « Urgences sociales et indépendance statistique », « Tintamarre autour des chiffres du chômage », que ce débat est fondamental et qu’il ne saurait être négligé. Pour autant, j’avais insisté sur le caractère déplacé du langage de la suspicion à un moment ou les questions de fond auraient dû dominer, largement.
 
Quels enseignements peut-on tirer de cette affaire aujourd’hui
afin de mieux mesurer le chômage demain ?
 
C’est à cette question que Matthieu Lemoine, économiste à l’Ofce tente de répondre dans une lettre publiée le 11 juin 2007 : « Chômage: débattre de la mesure ». 
 
D’emblée, Matthieu Lemoine se pose les question suivantes :
 
« Pourquoi une telle confusion entre les différentes sources statistiques ?
Les résultats 2006 de l’enquête doivent-ils réellement être jetés aux orties ?
Surtout, à quel niveau se trouve finalement le taux de chômage ?
Y a-t-il eu ou non une reprise de l’emploi et une baisse du chômage depuis 2005 ? »
 
Puis il tente d’y apporter avec rigueur quelques réponses.
 
Des effets administratifs
 
Il constate que la «  baisse a été amplifiée par des problèmes affectant (les) statistiques administratives. »
 
D’abord, « les changements des règles d’indemnisation ont modifié les comportements d’inscription des chômeurs. (…) la durée d’indemnisation de la filière principale de l’assurance chômage a finalement été réduite de 30 à 23 mois pour les demandeurs d’emploi inscrits à partir du 1er janvier 2003. De ce fait, une partie des demandeurs d’emploi arrivant en fin de droit a pu cesser de s’inscrire en 2005. »
 
Mais il conviendra, pour avoir une véritable mesure de cet effet, de déterminer avec précision l’évolution du comportement d’inscription des demandeurs d’emploi en fin de droit dés que les données seront disponibles. En effet, le nombre de sorties pour non-renouvellement peut être surestimé car « une partie des personnes concernées pourrait se réinscrire quelques mois plus tard et ne serait alors pas repérée dans la catégorie « Défaut d’actualisation suivi d’une réinscription ».
 
Ensuite, « La surévaluation de la baisse du chômage, issue des estimations mensuelles, s’expliquerait aussi par les radiations et reclassements effectués par l’ANPE, dans le cadre de la politique d’accompagnement des chômeurs impulsée depuis la mi-2005 par le gouvernement »
 
La règle des entretiens mensuels favorise les radiations, de même les délais plus courts dont disposent les chômeurs pour actualiser leur situation. Des demandeurs d’emploi à la recherche d’un CDI à temps plein sont plus rapidement reclassés dans la catégorie demandeur d’emploi occupant déjà un emploi…
 
Des effets démographiques
 
Depuis 2002, la population active augmente plus rapidement que prévu pour des raisons strictement démographiques mais aussi en conséquence de certaines mesures liées à la réforme des retraites.
 
Le taux de chômage étant le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (TC = C / PA), pour un nombre de chômeurs donné, si la population active augmente plus vite, alors mécaniquement le taux de chômage diminue. Il peut donc y avoir baisse du taux de chômage (sans créations d’emplois), en vertu d’une accélération de la croissance de la population active.
 
En fait, en France depuis 2002, on observe une croissance de la population active potentielle supérieure à l‘augmentation de la population active observée. Cet écart traduit une sous estimation de la hausse de la population active.
 
Cependant, si le chômage et le taux de chômage diminuent davantage que ce qui est expliqué par l’évolution de la population active, c’est le résultat d’une croissance de l’emploi plus rapide. Nous reviendrons dans un instant sur cet aspect de l’explication.
 
En matière d’estimation de l’évolution de la population active, un autre problème se pose : il s’agit du décalage possible entre l’estimation statistique et l’estimation administrative.
 
On observe donc qu’en France, « en 2006, l’évolution de la population active observée à partir du dernier recensement et de la dernière enquête emploi (+ 166 000) semble en ligne avec les grandes tendances prises en compte dans les dernières projections de l’INSEE (…). En revanche, l’évolution de population active issue des sources administratives (– 47 000), notamment des inscriptions à l’ANPE, apparaît en rupture avec les tendances observées sur le passé. »
 
« De ce point de vue, le problème se situerait plus du côté des sources administratives que de l’enquête emploi. » nous dit l’économiste de l’Ofce. La mesure administrative sous estimerait la croissance de la population active.
 
En ce qui concerne les incidences de la réforme du système de retraite,  les effets des retraites anticipées pour carrière longue (dispositif de la réforme Fillon pour les personnes ayant commencé à travailler à 16 ou 17 ans) et l’effet de la réforme du barème (allongement de la durée de cotisation nécessaire pour que la pension de retraite ne soit pas diminuée par la décote) permettent également d’expliquer la croissance de la population active.
 
Les créations d’emplois
 
Sur ce point, Matthieu Lemoine précise que « La décision de report du recalage a en fait été prise par l’INSEE en raison d’incohérences qui porteraient sur les créations d’emplois. »
 
Il y aurait, en effet, un important décalage au troisième trimestre 2006 en France entre l’évolution de la population active occupée (+ 130 000 en glissement annuel) selon l’enquête emploi de l’Insee et le nombre de  créations d’emplois selon les sources administratives (+ 250 300), Acoss, Unédic, DARES et ANPE. Ce phénomène est logiquement analogue au précédent dans la mesure ou la population active occupée (par un emploi) est une composante de la population active.
 
« Selon l’INSEE, cet écart pouvait très partiellement provenir d’un taux de non-réponse en légère augmentation (21,5 % au troisième trimestre, contre 21,3 % un an auparavant). Toutefois, ces problèmes ne semblent pas plus marqués en 2006 qu’auparavant. » et « L’écart nettement plus important entre les deux sources n’avait pas conduit en 2004 à rejeter les résultats de l’enquête emploi. »
 
En fait, la situation du marché du travail s’est bien améliorée en 2006, notamment grâce à une accélération des créations d’emplois dans le secteur marchand (+ 158 800 en 2006, après + 72 800 en 2005) et la croissance des effectifs en contrats aidés du secteur non marchand (+ 16 000 en 2006, après – 53 000 en 2005).
 
Donc, si le taux de chômage diminue davantage que ce qui est expliqué par l’évolution de la population active, c’est le résultat d’une croissance de l’emploi plus forte. L’amélioration de la situation en matière de création d’emplois vient se cumuler à l’impulsion démographique pour expliquer la baisse du taux de chômage.
 
Des estimations trimestrielles préférables aux estimations mensuelles
 
Selon Matthieu Lemoine, « pour restaurer la confiance dans les statistiques du chômage, la solution (..) est de rendre plus clair le rôle central de l’enquête emploi ». ( …)  « il faudrait que l’INSEE abandonne les estimations mensuelles fondées sur les statistiques de l’ANPE et publie à une fréquence trimestrielle un taux de chômage mesuré avec l’enquête emploi. »
 
De l’importance du halo du chômage
 
Dans un encadré, Matthieu Lemoine, nous rappelle que les critiques du collectif « Les autres chiffres du chômage » (ACDC) portaient aussi sur le caractère étroit de la définition du chômage au sens du BIT qui cacherait une grande partie de la précarité de l’emploi.
 
Ce type de critique n’est vraiment pas nouveau. L’auteur nous rappelle à juste titre un rapport publié en 1997 par des spécialistes reconnus de ces questions.
 
Dans le billet suivant « Urgences sociales et indépendance statistique  », j’avais présenté en détail les différentes catégories répertoriées pas le rapport de R Castel, JP Fitoussi, J Freyssinet et H Guaino, « Chômage : le cas français », La Documentation française, 1997.
 
On remarquera quelques analogies entre la classification proposée par ce rapport en 1997 et celle proposée désormais par le collectif ACDC.
Enfin, on retrouve ce type d’approche du chômage ici : 15 % de chômeurs aux EU ?
En juin, le Centre for Economic and Policy Research (CEPR) a appliqué au cas américain la méthode employée en 2006 par le Mc Kinsey Global Institute pour ré-estimer le taux de chômage en Suède. Le résultat, spectaculaire, porte le taux de chômage américain de 5,5 % à 15,2 %.  
Cinq populations sont ajoutées aux chômeurs BIT : les personnes aux marges de l’activité (chômeurs découragés), sous-employées (à temps partiel contraint), valides mais exclues de l’activité (préretraite et incapacité), en emplois aidés, incarcérées.
 
On en déduit, avec les réserves techniques et conceptuelles qui s’imposent, qu’un diagnostic complet de l’état du chômage ne peut plus se passer de ce type de mesure élargie du phénomène. Une médication plus adaptée ne peut s’appuyer que sur un diagnostic plus précis, plus représentatif.
Une plus grande transparence de l’information sur les statistiques du chômage, l’efficacité de la lutte contre le chômage et la cohésion sociale en dépendent.
 
A lire :
 
Lettre de L’Ofce, N°286 - 11/06/2007
David Mourey :
 
 
 
 
« Le Monde », le 20 juin 2007
« Le gouvernement veut faire la transparence sur les chiffres du chômage »
 
 
clair & net@ofce
Une e-contribution des chercheurs de l'OFCE aux débats économiques et sociaux
 « Chômage : en attendant l’Insee », 13 février 2007
Matthieu Lemoine                                                                                        
Avec le report à l’automne prochain des résultats de l’enquête emploi, la seule source pertinente pour mesurer le chômage, une polémique a enflé sur la réalité de sa baisse...                                                                   Lire la suite >>
 
Jacques Freyssinet, « Note Lasaire »,
« Controverses sur les chiffres du chômage »février 2007
 
Eric Maurin
« Chômage : sueurs et contorsions au Conseil de la Statistique »
 
 
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Jeudi 19 juillet 2007
par David MOUREY publié dans : Actualité de la recherche
Selon les informations diffusées par plusieurs quotidiens et hebdomadaires, il y a quelques jours, le Président de la République Nicolas Sarkozy a souhaité la constitution d’un groupe de six économistes qui devront se réunir régulièrement pour éclairer les choix économiques du président. a souhaité la constitution d’un qui devront se réunir régulièrement pour éclairer les choix économiques du président.
 
Ce « groupe des six », ce mini « conseil d’analyse économique », « mini CAE » réunira : ce mini « conseil d’analyse économique »,réunira :
 
- Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE, l’Observatoire français des conjonctures économiques.
- Michel Didier, le directeur général de Coe-Rexecode
- Olivier Blanchard, professeur au MIT de l'université américaine de Cambridge,
- Charles Wyplosz, qui enseigne à l'Institut d'Etudes Internationales de Genève
- Michel Godet, professeur de prospective au Conservatoire des arts et métiers (CNAM), et spécialiste des questions d'emploi et de la famille.
- Nicolas Baverez qui n’est pas strictement un économiste mais qui insiste lourdement sur les risques de déclin qui menacent l’économie française depuis une quinzaine d’années.
 
Michel Didier et Jean-Paul Fitoussi dirigent les deux plus importants instituts de conjoncture privés, respectivement COE-Rexecode et l'OFCE.
 
Certains de ces économistes ont soutenu Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale, comme Charles Wyplosz et Olivier Blanchard. Pour autant, ils n’ont pas hésité a critiqué la réforme des heures supplémentaires. 
 
Quel va être le rôle spécifique de ce « mini CAE » par rapport au « vrai CAE» Conseil d'Analyse économique,  lequel est composé d’experts de sensibilités très différentes, qui produit des rapports et qui se réunit depuis 1997 autour du premier Ministre, aujourd’hui  François Fillon ?
 
Parmi les six membres de ce « mini CAE », Fitoussi, Godet et Blanchard sont déjà membres du CAE dont la vocation est de conseiller le premier ministre dans ses choix économiques.
 
Ces experts renommés sont appelés à être consultés régulièrement, mais de manière informelle, sur les grandes réformes que le président souhaite mettre en œuvre.
 
Selon quelques réactions publiées par l’hebdomadaire Marianne, dirigé par Jean-Francois KAHN, la composition de ce groupe ne fait pas l’unanimité.
 
Pour Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à Paris X « L'Etat ne manque pas de réflexion économique. Qui plus est, la moitié des experts de ce groupe font déjà partie du Conseil d'analyse économique (CAE), quel intérêt de doublonner ? ».
 
Jean-Luc Gréau, ancien expert du Medef pense que « C'est une bonne idée dans la forme. Mais ce n'est pas avec des experts aussi économiquement correct qu'il va changer quoique ce soit : ils sont tous partisans de la mondialisation et aucun n'a pris position sur l'euro fort et les rapports avec l'Asie, qui sont les sujets lourds du moment. »
 
Cet avis de Jean-Luc Gréau est très discutable, de mon point de vue.
 
Pour Liêm Hoang-Ngoc, le manque de diversité de ce groupe est son point faible. « Il ne manque plus que Jacques Marseille !, (…) Fitoussi peut, à la rigueur, ouvrir le débat, mais les autres appartiennent tous au courant économique néo-walrassien dominant. » .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Enfin, pour Christian Saint-Etienne, conseiller régional Modem et membre du CAE, « Sarkozy prévient les critiques en s'entourant des gens qui conseillent ceux qui pourraient le critiquer. » 
 
Il me semble que la constitution d’un tel groupe de six économistes autour du Président de la République ne peut que susciter certaines méfiances.
C’est inévitable.
 
Quel groupe « de six » ferait l’unanimité ? Quel groupe « de six » serait considéré comme idéologiquement équilibré ?
 
Je préfère attendre et observer ce que produira ce groupe avant de tirer des conclusions rapides. J’espère que nous aurons des éléments tangibles pour pouvoir juger sur pièces, l’influence et l’efficacité de ce « mini CAE ».
 
Des rapports, des notes, des documents de travail seront-ils publiés ?
Une information transparente sur le contenu de ces réunions sera-t-elle diffusée auprès des médias et du grand public ?
 
« Wait and see » !
 
A lire :
 
Marianne
Les économistes conseils de Sarkozy : ouverture ou alibi ?
 
Le figaro
L'Élysée enrôle des économistes indépendants
 
Capital
Nicolas Sarkozy va créer un cercle d'économistes pour le conseiller
 
Les Echos
L'Elysée cherche à se créer un réseau d'économistes
 
Les pages web de ces économistes 
 
Jean-Paul Fitoussi
 
Michel Godet
 
Michel Didier
 
Olivier Blanchard
 
Charles Wyplosz