David MOUREY

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte Libre

Images Aléatoires

A Visiter

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Texte Libre

David MOUREY
Pontault-Combault (77340)
  Professeur de Sciences Economiques et Sociales

 
La démocratie exige le débat
 
L’objectif de ce blog est de tenter de valoriser le débat et la démocratie. Certes, l’objectif est ambitieux mais l’ampleur de l’enjeu ne doit pas nous conduire à la résignation. Nous devons nous en donner les moyens.
   
Voir l'article :   "De l’importance du débat dans une démocratie moderne"
   
« J’apprends beaucoup des gens avec qui je suis en désaccord,
j’apprends très peu des gens avec qui je suis d’emblée en accord.
C’est normal car être en désaccord implique de comprendre
la nature, la valeur, la profondeur de l’argument
qui est utilisé dans le débat. »
.
   CONFERENCE DE JEAN-PAUL FITOUSSI, Mercredi 20 avril 2005
.
Mercredi 28 novembre 2007
par David MOUREY publié dans : Actualité de la recherche
 
La Revue de l’OFCE fête ses 25ans.
 
C’est l’occasion pour Jean-Paul FITOUSSI, économiste français hors normes dont la renommée internationale auprès de ses pairs est incontestable, de nous proposer une revue dont le rapport qualité/prix est probablement très élevé.

Avec ses amis Prix Nobel d’économie, chercheurs associés à l’OFCE,  Edmund S. Phelps, Robert M. Solow, Joseph E. Stiglitz, Amartya Sen, et d’autres nombreux chercheurs de grandes renommés comme Michel Aglietta,… Jean-Paul FITOUSSI nous propose de revisiter des thèmes centraux de l’analyse économique : analyses macroéconomiques, mondialisation, Europe, Justice sociale et inégalités…
 
J’ose dire que cette revue des « 25 ans » fera date dans le petit monde de l’analyse économique et des passionnés des questions économiques et sociales.
 
Je suis en train de lire les premiers chapitres de cet ouvrage de 600 pages et je ne suis pas déçu. Je ferai progressivement un compte- rendu de la plupart des articles de la revue.
 
Je vous adresse « Un grand Merci », cher monsieur FITOUSSI, pour cette somme de connaissances et d’intelligence que vous mettez à notre disposition.
 
J’espère que nos dirigeants vont prendre le temps de lire attentivement ce livre afin d’en retirer la quintessence dans une perspective opératoire et pour qu'in fine le bien être des générations futures progresse encore davantage que celui des générations présentes...
 
Je vous invite aussi à lire cet ouvrage afin que nous puissions partager des réflexions critiques et constructives.
 
 
REVUE DE L OFCE "SPECIAL 25 ANS"  
 
Sous la direction de Jean Paul FITOUSSI 
 
 PHELPS, SEN, SOLOW, STIGLITZ, 4 prix Nobel d'Economie, "research fellow" à l'OFCE s'expriment...
 
 
La création de l'OFCE
Jean-Marcel Jeanneney
 
Macroéconomie : théories et politiques
 
Globalisation et gouvernance mondiale
 
Les politiques de l’Europe
Concurrence et innovation en Europe : Le dilemme de la compétitivité
Jean-Luc Gaffard
 
Inégalités, justice et solidarités
 
 
Si les liens ci-dessus ne fonctionnent pas :
 
 
 
 
 
Sodis: 978 165.0 20€ 
ISBN 13/978-2-7246-3084-8
En librairie le 29 novembre

 

commentaires (1)    ajouter un commentaire créer un trackback
Lundi 19 novembre 2007
par David MOUREY publié dans : Les Débats de PONTAULT-COMBAULT
 
Contributions en la mémoire de Jacques HEUCLIN
 
 
Samedi 03 Novembre 2007
 
Vendredi 09 Novembre 2007
 
Myriam Levain  06/11/2007
 
 
Samedi 03 Novembre 2007
 
 
Samedi 23 Juin 2007
 
 
 
 
 
 
 
commentaires (0)    ajouter un commentaire communauté : Blogs de Pontault-Combault 77 créer un trackback
Lundi 19 novembre 2007
par David MOUREY publié dans : Croissance économique
 
En matière de changement climatique le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) vient de confirmer l'ampleur du risque prévisible avec la publication du rapport « GEO 4 » (rapport de près de 3 000 pages) du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). A Valence, en Espagne, un « Résumé » du rapport a été rédigé à l'intention des décideurs. Cette synthèse sera, jusqu’en 2012, le document de référence sur le changement climatique à l'usage des gouvernements et des institutions internationales.
 
Les principales conclusions du rapport peuvent être classées selon trois axes :
 
- l’état des connaissances sur le changement climatique et sur ses causes
- l’impact sur les sociétés et sur l'environnement
- les moyens à mettre en oeuvre pour limiter ou contrecarrer le phénomène.
 
Le réchauffement climatique est indiscutable
 
Pour le GIEC, le réchauffement du système climatique est sans équivoque.
 
« Onze des douze dernières années (1995-2006) figurent parmi les douze années les plus chaudes enregistrées depuis les premières mesures instrumentales, au début du XXe siècle. Cette tendance est cohérente avec d'autres observations, en particulier le recul des glaciers, la réduction de la banquise et l'augmentation du niveau des mers. Quant aux prévisions pour 2100, elles sont également rappelées dans le document : augmentation de la température moyenne terrestre comprise entre 1,1 °C et 6,4 °C, et élévation du niveau des océans (entre 18 cm et 59 cm). »   « Vagues de chaleur et fortes précipitations deviendront plus fréquentes et les cyclones tropicaux, typhons et ouragans, plus intenses. »
 
Des critiques récurrentes de la part des sceptiques
 
Les conclusions du GIEC sont, de manière récurrente, remises en question par ceux qui pensent que le réchauffement climatique n’est pas le résultat certain de l’activité humaine.
 
En outre, les conclusions du GIEC sont désormais l’objet de critiques au sein de la communauté des spécialistes du changement climatique qui pensent que les observations scientifiques doivent conduire à des conclusions plus noires encore que celles avancées par le groupe d’expert de l’ONU.
 
D'autres critiques récentes, plus pessimistes,
et plus alarmistes, encore
 
« Des travaux très récents montrent ainsi que la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone (CO2) se réduit, que la concentration atmosphérique de ce gaz à effet de serre augmente plus vite que prévu, que la banquise se réduit plus rapidement qu'escompté. Autant d'éléments importants que le "Résumé" qui doit être rendu le 17 novembre va, sciemment et nécessairement, ignorer. »
 
Les conséquences du changement climatique
pourraient être irréversibles 
 
« Le changement climatique anthropique [d'origine humaine] et ses conséquences pourraient être soudains ou irréversibles ».
 
A cette affirmation, certains opposent le point de vue selon lequel l’expression « irréversible » ne correspond à aucune définition scientifique …
 
Développement durable
 
En fait, la question du réchauffement climatique nous conduit à nous interroger sur l’origine éventuellement humaine de ce réchauffement.
 
Si nous sommes responsables de ce changement majeur, alors nous pouvons en conclure que notre mode de développement, assis sur la croissance économique, n’est pas durable.
 
La notion de développement durable (ou soutenable pour certains auteurs) a été proposée par le Rapport BRUNDTLAND en 1987 (madame BRUNDTLAND était Premier ministre de la Norvège) intitulé «  Notre avenir à tous ».
 
« Le développement durable est un développement qui permet aux générations présentes de satisfaire leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. »
 
Le développement durable est donc un développement qui permet de répondre aux besoins du présent sans compromettre la satisfaction des besoins du futur. Il implique une forme de solidarité entre les générations. Si nous aimons nos enfants et nos petits enfants, autant que nous le crions haut et fort, il ne devrait pas être difficile de faire des choix permettant de leur ménager un avenir au moins aussi favorable et parfois confortable que le présent.
 
Les analyses en termes de  développement durable  attirent notre attention sur les externalités négatives de la croissance économique et du développement qui peut en résulter. Ainsi, notre mode de développement pourrait compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Dans cette perspective, il ne serait pas durable, il risquerait de conduire à un moindre développement humain des générations de l’avenir…
 
Les différents sommets mondiaux sur le développement durable ont permis de comprendre que « l'environnement et le développement sont étroitement liés ».
 
Une conception plus exigeante du développement durable
 
Selon AMARTYA SEN (Prix Nobel d'économie en 1998), l'économiste Robert SOLOW (Prix Nobel en 1988) a formulé de façon plus précise l'idée du développement durable en insistant sur l'obligation de laisser à la génération suivante « tout ce qu'il faut pour atteindre un niveau de vie au moins aussi bon que le nôtre et que celle-ci veille à la même chose pour la génération qui la suit ». 
       
La définition de référence issue du Rapport BRUNDTLAND  pourrait prendre la forme suivante :
 
« Le développement durable est un développement qui permet aux générations présentesde satisfaire leurs besoins, pour atteindre un niveau de vie au moins aussi favorable que celui des générations passées, sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins pour atteindre un niveau de vie au moins aussi favorable et confortable que le notre. »
 
Autrement dit, de générations en générations, on ne saurait concevoir que le progrès, au sens de l’amélioration du niveau de vie, des conditions de vie….
 
La conception du développement durable de SOLOW est beaucoup plus exigeante que la conception initiale du rapport de madame BRUNDTLAND.
 
Dans cette perspective, on peut envisager un peu différemment le débat sur le réchauffement climatique, ses causes et ses conséquences à long terme.
 
Développement durable et principe de précaution
 
Selon Philippe BONTEMS et Gilles ROTILLON, « Economie de l’environnement », « Si les problèmes environnementaux globaux ont suscité cette nouvelle problématique du développement durable en mettant l'accent sur la recherche d'une certaine forme de compatibilité entre la croissance et l'environnement, il ne faudrait pas oublier qu'ils présentent également trois caractéristiques qui ont amené à modifier considérablement les principes traditionnels de décision comme l'analyse coûts-avantages.
 
La première tient à la durée pendant laquelle ces problèmes environnementaux font sentir leurs effets, ce qui rend les prévisions quantitatives difficiles.(…).
 
La deuxième, c'est un risque d'irréversibilité potentielle. Le CO2 émis dans l'atmosphère ne peut plus être retransformé en hydrogène et/ou carbone, et si le Bangladesh a une grande partie de son territoire submergée par la montée des mers, il lui sera pratiquement impossible de retrouver son intégrité territoriale.
 
La troisième, enfin, concerne le manque de certitudes scientifiques sur les conséquences possibles de nos décisions présentes. S'il n'y a plus de doute, en cette fin de siècle, sur l'augmentation de la concentration de GES dans l'atmosphère, les avis des experts divergent quant à l'ampleur du réchauffement qui en résulte, (…).  Un tel écart peut conduire soit à justifier l'inaction, soit à rendre impératifs les changements, selon l'évaluation que l'on retient.
 
En résumé, les problèmes environnementaux globaux sont marqués par une grande incertitude sur les conséquences, associée à la possibilité que certaines d'entre elles soient catastrophiques. Cette situation a profondément modifié la perception des risques auxquels nous devons faire face, l'importance des dommages potentiels prenant le pas sur leur incertitude et exigeant que la décision « politique » précède la connaissance scientifique, à l'inverse de la chronologie habituelle où la connaissance précède l'action.
 
Les transformations induites par les problèmes d'environnement globaux (…) ont trouvé leur expression dans le droit avec le principe de précaution. ». »
 
Incertitude, risque d’irréversibilité et principe de précaution
 
« Ce principe est évoqué pour la première fois en 1972, à l'occasion de la conférence de Stockholm sur l'environnement humain, mais il n'est mis juridiquement en application qu'à l'occasion de la convention de Vienne sur la protection de la couche d'ozone, en 1985.
 
Il intègre le droit européen avec l'article 130R du traité de Maastricht de février 1992, où il est cité sans être défini, et la déclaration de Rio de juin 1992 l'adopte dans son principe 15 sous la forme suivante :
 
« [...] pour protéger l'environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les États selon leurs capacités. En cas de risques de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte [nous soulignons] pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement. »
 
Que faire ?
 
 
En situation d’incertitude, il n’est pas simple de prendre une décision. Comme les prévisions concernant l’avenir, à long terme, sont fortement empreintes d’incertitude, que devons nous faire ? Qui devons nous croire ?
 
Pour que notre mode de développement soit durable, compte tenu des exigences rappelées par SOLOW et SEN, pour qu’il permettre de satisfaire les besoins de toutes les générations, passées, présentes et futures, tout en permettant une amélioration du sort de nos enfants, petits enfants, … devons nous renoncer à la croissance porteuse de notre mode de développement qui dure déjà depuis très longtemps ? Devons nous y renoncer en optant pour une « croissance zéro » ?
 
Devons nous suivre la voie ouverte par les tenants de la thèse de la décroissance ?
 
Ou devons nous mettre en œuvre une croissance respectueuse de l’environnement, au sens ou elle ne le dégrade plus et lui permet de surcroît de se reconstituer ?
 
Enfin, dans cette dernière hypothèse, dans quelle mesure devons nous respecter le principe de précaution énoncé ci-dessus ?
 
La commission ATTALI et le rejet du principe de précaution
 
Selon Jacques ATTALI, président de la Commission pour la libération de la croissance française (CLCF), il faut revenir sur l'adoption en 2005 de la Charte de l'environnement dans laquelle le principe de précaution avait pris place au sommet de la hiérarchie des normes, faisant obligation à l'Etat d'intervenir dès lors que « la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques » paraît de nature à « affecter de manière grave et irréversible l'environnement »
 
En remettant ses premières conclusions, le 15 octobre, la commission Attali a demandé que le principe de précaution soit retiré de la Constitution.
 
Pour Jacques Attali, « Tel qu'il est rédigé dans la Constitution, le principe de précaution se réduit à une imprécation vague contre le progrès, dont les effets seront d'empêcher la France de rester à la pointe de la recherche, en particulier dans les domaines où l'écologie implique aujourd'hui des innovations majeures. »
 
L'argument, en soi, n'est pas nouveau, et renvoie à diverses controverses des années 2002-2005. Mais il sonne comme une provocation, au moment du Grenelle de l'environnement et au moment ou le Prix Nobel de la Paix vient d’être décerné à Al GORE et au GIEC.
 
Affaire à suivre donc, …
 
 
A consulter :
 
LE MONDE | 16 novembre 2007 | Stéphane Foucart | 471 mots
Dans la foulée de la parution du rapport "GEO 4" du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), un document décisif sur le changement climatique devait être publié, samedi 17 novembre. Dans la foulée de la parution du rapport "GEO 4" du Programme des Nations unies pour l'environnement...
 
LEMONDE.FR | 16 novembre 2007 | avec AFP | 333 mots
Les experts du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat ont adopté vendredi, à Valence (Espagne), la synthèse de leur rapport destiné aux dirigeants de la planète. Les conséquences du changement climatique risquent d'être "irréversibles", mettent en garde les experts du...
 
 
 
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback
Vendredi 16 novembre 2007
par David MOUREY publié dans : Crises Financières
 
Un court document de l’Ofce peut apporter un éclairage intéressant sur les effets potentiels de la crise des subprimes.
 
Dans un des dernier numéro de la série « Clair&Net », Eric HEYER et Xavier TIMBEAU montrent que « Sous la crise, la croissance »mondiale est prête à pointer le bout de son nez.
 
 
 
 
Certes, « la crise des subprimes et ses ricochets sur le système bancaire mondial ont jeté un froid sur les perspectives de croissance ». 
 
En effet, les crédits subprimes, « prêts exotiques » ont incité de nombreux ménages normalement insolvables (car trop pauvres) à s’endetter de manière irrationnelle pour acquérir un bien immobilier.
 
Ils étaient confortés et encouragés dans leur attitude spéculative par des « prêteurs sans scrupule », lesquels les incitaient à prendre des risques démesurés en gageant leur solvabilité future sur des hausses attendues des prix des biens immobiliers achetés.
 
Dans une tel mouvement spéculatif, la hausse allant la hausse la bulle n’a cessé de gonfler jusqu’au moment ou la « hausse des taux courts pendant l’année 2006 et un premier ralentissement sur le marché immobilier ont eu raison de l’euphorie. »
 
Ce retournement brutal des anticipations a précipité ces ménages  modestes dans un cercle vicieux dans la mesure ou « la spirale de la vente forcée » et la chute des prix se sont entraînées mutuellement.  « Les ventes renforçant la baisse des prix, la baisse des prix accélérant les ventes, le ralentissement initial s’est transformé en crise généralisée. »
 
La combinaison, de ces prêts hypothécaires très risqués (solvabilité fondée sur la valorisation espérée et incertaine d’un actif et non sur le versement certain d’un revenu stable), avec des créanciers spéculateurs qui incitent des ménages à bas revenus spéculer également, et avec le phénomène de titrisation des créances, a conduit à une situation de grande incertitude quant au montant des créances douteuses détenues et sur l’identité de leur détenteurs.
 
« D’instruments sophistiqués en marchés financiers globalisés, le prêteur ne voyait jamais l’emprunteur et ignorait jusqu’au risque pris. »
 
Que celui qui joue avec le feu se brûle n’est pas injuste. Mais « le juste malheur des uns ne doit pas faire la tourmente de tous. »  
 
En effet, l’impact de la crise des subprimes sur les systèmes bancaires et financières du monde est suffisant pour crise de confiance, laquelle pourrait être à l’origine d’une crise systémique.
 
Pour la crise de confiance en situation d’incertitude, relire :
« Les errements de la confiance :la FED et la BCE dans la crise »
Jean Paul Fitoussi et Éloi Laurent
 
 
Petit rappel d’un billet précédent « De la crise financière,… à la crise réelle ? »: 
« Selon une définition de référence, proposée par Michel AGLETTA et P.MOUTOT, le risque de système désigne « l’éventualité qu’apparaissent des états économiques dans lesquels les réponses rationnelles des agents individuels aux risques qu’ils perçoivent, loin de conduire à une meilleure répartition des risques par diversification, amène à élever l’insécurité générale. »
 
Selon les auteurs, cette définition permet d’insister sur la non neutralité des structures financières, lesquelles influencent le champ des possibles en matière d’équilibre macroéconomique. Autrement dit, de graves dysfonctionnements dans l’allocation des ressources financières (par exemple, l’octroi de crédits à des ménages peu solvables avec le « subprime »...) peuvent conduire à des équilibres macréconomiques inefficients. Mais ces équilibres ne proviennent pas (seulement) l’irrationalité des agents, mais surtout des défauts de la coordination de milliers de choix individuels (microéconomiques) par les marchés financiers. D’où un résultat macroéconomique « anormal ».
 
 
Pour autant, selon Eric HEYER et Xavier TIMBEAU, « les interventions des banques centrales et la diffusion d’une information crédible sur les engagements bancaires ramèneront le calme.»
 
 
 
Ce sont surtout les ménages américains infortunés qui seront les plus touchés. La contraction du crédit (crédit crunch) se traduira par « un problème social d’ampleur aux Etats-Unis »et un ralentissement inévitable de l’économie américaine, sans néanmoins entraîner une récession dans un pays ou la politique monétaire est très réactive face au ralentissement de la croissance et à l’éloignement du plein emploi.
 
De surcroît,  les auteurs pensent que « le ralentissement américain ne pèsera pas sur la croissance des pays émergents. Le découplage entre Etats-Unis et monde émergent est déjà à l’œuvre depuis 2001, parce que la demande interne prend modestement de l’ampleur dans les pays émergents (au prix d’un peu d’inflation) et que la croissance perdurerait en Europe (et presque au Japon)… ».
 
En résumé, les économistes de l’OFCE restent plutôt optimistes quant aux effets de la crise financière sur la croissance mondiale. A suivre donc, …
 
A consulter :
 
 
La crise des subprimes  et ses ricochets sur le système bancaire mondial ont jeté un froid sur les perspectives de croissance...
 
 
 
 
 
 
Laurence Boone 10 Septembre 2007
A comme acteurs, B comme banques centrales, C comme crise et contagion : tenants et aboutissants de la crise du subprime.
 
 
 
 
 
Le Monde, Débat avec Jean Paul Fitoussi,  président de l'OFCE,  mardi 11 septembre 2007 à 15 h00.
 
 
 
 
 
 
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback

Recherche

Images aléatoires