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  • David Mourey
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 21:19

 

Voilà ce que je lis dans une news du service économie du Crédit Agricole. « Un taux d'intérêt nominal négatif, c'est possible ! »

 

« Un taux d'intérêt nominal négatif, c'est possible »

 

« Les mouvements de fuite vers la qualité avaient déjà réduit les taux courts sécurisés à quelques points de base aux Etats- Unis (T-Bills à 3 mois) après la faillite de Lehman, puis à nouveau fin novembre.

Ce taux d'intérêt nominal est devenu négatif cette semaine sur le marché secondaire (-1pdb), une situation inédite depuis les années 1940 et qui défie a priori les lois de la rationalité.

Concrètement, cela  signifie que des investisseurs acceptent de payer un titre de dette plus cher que le nominal qui leur sera reversé à maturité, sans recevoir d'intérêt dans l'intervalle.

Plusieurs explications sont avancées (demande élevée avant la fin d'année, placements obligatoires des fonds monétaires, augmentation de la part d'actifs sans risque dans les bilans des institutions financières), mais ce phénomène reflète plus fondamentalement les violentes distorsions qui affectent les marchés.

Le Trésor américain a de son côté vendu 30mds USD de T-bills à un mois à 0%. Du jamais vu, là encore. »

Frederik DUCROZET, Perspectives Hebdo, Crédit Agricole

 

 

La rationalité veut que le taux d'intérêt nominal, affiché dans le contrat de prêt-emprunt, soit positif dans la mesure ou le créancier n'accepte de prêter qu'à la condition de recevoir in fine lors du remboursement une somme supérieure, car augmentée du montant de l'intérêt calculé à partir du taux d'intérêt nominal.

 

Certes, ce qui compte vraiment, c'est le taux d'intérêt réel, c'est-à-dire approximativement la différence entre le taux d'intérêt nominal et le taux d'inflation.

 

Taux d'intérêt réel = taux d'intérêt nominal - taux d'inflation

 

Ici, « = » désigne « approximativement égal à ».

 

Quand le taux d'inflation devient supérieur au taux d'intérêt nominal, le taux d'intérêt réel devient négatif. Autrement dit, malgré la positivité du taux d'intérêt nominal, le créancier est perdant, en valeur réelle.

 

Situation d'euthanasie des rentiers selon Keynes. L'inflation finit par éroder le pouvoir d'achat des sommes reçues en remboursement par les créanciers relativement aux sommes prêtées. Situation de prêt à perte.

 

Mais quelles implications pour un taux d'intérêt nominal durablement négatif ?

 

Selon la formule précédente, (Taux d'intérêt réel = taux d'intérêt nominal - taux d'inflation), si le d'intérêt nominal est négatif, alors un taux d'intérêt réel négatif sera atteint plus aisément.

 

Dans une situation de ralentissement de l'inflation, pour obtenir un taux d'intérêt réel négatif, il faut un taux d'intérêt nominal de plus en plus faible.

 

La persistance d'un taux d'intérêt nominal négatif faciliterait-elle le désendettement ?

Cela serait-il favorable à l'investissement, la croissance, ..., l'emploi, ... ?

 

A suivre ...
.

Published by David Mourey - dans Crises Financières
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