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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 12:37

 

J'ai récemment découvert le site suivant : « « FCPI FINANCIERS COMPLAISANTS PRATIQUES INAVOUABLES » Ici : http://www.fcpi-pratique.com/

 

Comme les auteurs l'indiquent, le blog est dédié au financement de l'innovation et ses usages. Il est le complément bibliographique du livre intitulé « FCPI : Financiers complaisants, pratiques inavouables. »

 

Avec la crise financière, de nombreux comportements sont devenus plus suspects encore qu'ils ne l'étaient avant la crise. L'avidité, la malhonnêteté, ..., sont très souvent stigmatisées dans divers ouvrages.

 

J'ai lu quelques passages de ce court ouvrage, environ 50 pages. Je n'ai aucun avis définitif sur les questions soulevées tant elles peuvent faire l'objet de discussions polémiques.

 

Sur le financement de l'innovationet donc ... de la croissance économique

Ce qui me semble le plus intéressant est la réflexion induite sur les relations entre financement et économie à travers le prisme de l'innovation.

 Repenser l'organisation des marchés financiers et des circuits du financement est indispensable pour une croissance soutenue et durable.

Or, il ne peut y avoir de croissance soutenue et durable sans un processus d'innovation efficace car porté, accompagné, de manière équilibré par des modes de financement adopté aux perspectives de long terme et non seulement de court terme.

 

Vous trouverez sur le site  http://www.fcpi-pratique.com/ l'ensemble des chapitres en lecture libre.

 

A chacun de se faire son opinion et éventuellement de critiquer les thèses des auteurs.


A suivre donc, ...

Published by David Mourey - dans Livre d'économie
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commentaires

aimar jean 20/03/2009 16:21

même si la loi du plus fort est toujours la meilleure, comment appeler un fonds qui s'approprie le travail, les idées et même parfois les capitaux des créateurs d'entreprise sans les rémunérer....? (à leur vrai valeur je précise). Le capitalisme moderne ne donne pas encore la définition de ces actes pour l'instant licites. Certain y voit de l'habileté, moi j'y vois une trahison basique d'un système déséquilibré qui court à sa perte.Les comportements décrits dans ce petit pamphlet se seraient règlés, au 19eme siècle, à l'aube et sur le champ, au 21 eme nous espèrons voir Bruxelle les interdire ou pour le moins les réfréner. L'avenir de notre société est entre les mains de nos sages mais qu'ils se pressent il y a urgence à nettoyer cette porcherie.

Danièle 10/03/2009 17:20

Et allez encore une manipulationJe viens de découvrir ce site grâce à vous. Etant un peu comme Saint Thomas :qui est ce fameux collectif d'entrepreneurs ?Pas un seul nom...qui est Jean-Claude Pascal ? que l'on décrit comme un intervenant actif sur internet... Inconnu au bataillon,enfin le nom de domaine appartient à (il suffit d'aller sur indom.com pour le vérifier)
Registrant: Hemmery Pascal fcpi-pratique.com, office #852822 c/o OwO, BP80157 59053, Roubaix Cedex 1 FRvous n'avez qu'à taper son nom dans Google et lireles commentaires sur les différents blogs pour vous faire uneidée.

Jean-Claude PASCAL 04/03/2009 09:02

 FCPI : Financiers Complaisants aux Pratiques Inavouables
Ce document  est destiné à toutes les personnes intéressées par le développement de l’innovation en France, et par les arcanes de la sphère financière. Nous nous trouvons à une époque où devient oppressante la menace des pays émergents à bas salaires et à conditions d’emploi élastiques : seule l’innovation plus vite qu’eux peut encore nous aider à traverser la période longue qui sera nécessaire pour que leur travail devienne aussi coûteux que le nôtre
La meilleure des bonnes idées entre les mains d’un créatif sans ressources financières est promise à un pillage rapide par un capitaliste moins inventif mais plus argenté. Mais, pour commencer, le banquier répugne à jouer à la roulette avec l’argent de ses déposants. Face à un emprunteur qui n’est pas encore capable de montrer un compte d’exploitation avantageux, qui n’a encore ni locaux ni brevets ni équipes, la réponse ne saurait être bienveillante.
Le FCPI est beaucoup mieux placé, puisqu'ici se trouve le cœur de son métier. Il accepte des niveaux de risque supérieurs, non sans se prémunir des désastres par des examens minutieux des idées, des protections, des marchés, des business plans, des retours escomptés, de leur jalonnement.
Pour cela il va solliciter l’avis d’experts. Mais ces experts sont invités (et rémunérés) pour la raison qu’ils opèrent dans le même domaine industriel, le plus souvent dans de grandes affaires de la région. Excellente occasion pour eux de découvrir au niveau de la conception l’idée qui pourrait leur être fort nuisible quand elle aura pris son envol.
C’est la première occasion qui permettrait le pillage de l’idée apportée par l’inventeur ; dans le pire des cas  c’est la fuite de notre innovation vers une autre puissance économique. Mais il n’y a pas le choix, car, quand un FCPI se trouve sur un coup, les autres s’effacent instantanément. C’est une pratique du métier, la concurrence serait stérile, et elle est évitée
Le FCPI est l’émanation d’une « Société de gestion des FCPI ». Elle-même n’est encore, à son tour qu’une émanation, une filiale en général, d’une structure encore plus vaste, plus réputée dans les milieux compétents, et plus discrète, qui sera désignée sous le terme de « Société de gestion de fonds de fonds », souvent aussi investie d’un rôle de délégataire. Car c’est à cette dernière, en particulier, que sera confiée la gestion « moins risquée » de 40% des sommes collectées, et placées ailleurs que dans l’innovation. Le grand public en entend très peu parler.
Le FCPI n’est pas une initiative philanthropique, mais encore une activité dans laquelle des apporteurs de capital attendent un retour sur leur investissement. Parmi eux se trouveront  aussi nombre d’investisseurs privés attirés par les facilités de défiscalisation par déduction sur l’ISF.
Tous ces intervenants n’ayant ni passé ni culture très homogène, il convient de mettre au point dès le début une charte appelée « pacte d’actionnaires » ainsi que la transformation de la structure en Directoire et Conseil de surveillance afin d’en assurer la bonne gouvernance
A partir de là, les choses s’enchaînent. Faire prospérer l’idée dont le fondateur est l’inventeur, et avec elle la société qu’il a fondée, c’est bien. Mais augmenter à petit prix la part de propriété dans le capital de la société, puis, dans un deuxième temps la faire prospérer dès que le FCPI est devenu l’actionnaire majoritaire (par procuration), c’est beaucoup beaucoup  mieux. 
Il suffit donc augmenter la participation dans le capital de l’entreprise quand le succès n’a pas encore fait grimper sa valeur. Il faut tirer de bonne heure. Les premiers exercices n’arriveront pas à boucler en trésorerie, les fonds manqueront pour payer le personnel et les fournisseurs, sans insister sur les plus exigeants, à commencer par l’URSSAF.
Le FCPI était hier un partenaire sincère, engagé, fraternel. Tout à coup il devient un prêteur qui fait jouer les garanties qu’il a accumulées sans s’encombrer de sensiblerie. Le représentant du FCPI offrira donc d’apporter du capital pour assurer le passage des échéances délicates. En quelques opérations successives, il obtiendra une position dominante.
Il serait objecté qu’un FCPI ne peut pas jouir d’une telle participation à hauteur de plus de 35 % dans une société innovante. C’est le « ratio d’emprise ». La loi la prescrit. Et une instance officielle, l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) est là pour y veiller. Mais ses effectifs et ses moyens sont limités.
Qui plus est, il est toujours possible de faire appel à un autre FCPI, d’autant plus connu pour son sérieux qu’il est de la même origine, sous un nom différent, et souvent animé par la même équipe de dirigeants que l’intervenant du début, le FCPI du jour de la fondation. Pas forcément les mêmes personnes dans les mêmes postes officiels et représentatifs, mais la même équipe de professionnels solidaires, animés des mêmes préoccupations, et poursuivant les mêmes objectifs de prise de contrôle.: « je prends 20 % dans ton capital, et tu prends 20 % dans le mien, et ton FCPI introduit le mien dans sa société, à charge de revanche au plus vite ». En fait, une structure lointaine et invisible aura souvent tout le pouvoir absolu, à travers des relais immaculés et dont les liens sont difficiles à tracer.
L’adhésion du fondateur sera obtenue par négociation, et sinon par chantage à la fermeture par dépôt de bilan. S’il renâcle, il suffit de s’en débarrasser. Comme il aura été conservé dans un rôle de Président auquel il tient, ou au minimum d’administrateur ou d’associé, il sera congédié « ad nutum», comme la loi le permet, c’est-à-dire sans préavis, sans indemnité et sans inscription aux ASSEDICs. Si ses protestations rendent l’atmosphère insupportable, une proposition de rachat de ses parts sera faite. Parfois pour une valeur proche de sa mise de fond initiale. Racheter les brevets à vil prix est souvent une excellente affaire aussi. A ce stade, l’inventeur a en fait tout perdu.
La durée de vie d’un fondateur-inventeur à la tête de son entreprise n’est qu’exceptionnellement supérieure à trois ans. Il est alors remplacé par un « dirigeant de transition » fourni par le FCPI. Tout est maintenant devenu possible pour le FCPI, le gêneur ayant disparu du champ d’i

Eva 02/03/2009 16:02

C'est tout à fait effarant : un décryptage en règle de l'appropriation de l'innovation par des fonds peu moraux qui profitent d'un système opaque et sans contrôle. Comme vous le soulignez c'est notre "fabrique de croissance" qui est gangrénée. Il y a vraiment matière à s'arrêter sur les leviers de l'innovation, les mécanismes de financement et le devenir des gazelles françaises.Le législateur sait-il seulement ce qu'il advient de l'interprétation de ses textes ?

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012