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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
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Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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Des Initiatives de David MOUREY

1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 14:32

 

Aux Etats-Unis, selon la révision des comptes nationaux pour le dernier trimestre 2008, le PIB a chuté de 6,2% (t/t annualisé au quatrième trimestre de l'année dernière), c'est-à-dire nettement plus qu'initialement indiqué (-3,8%). Un repli aussi marqué du PIB sur un trimestre n'avait pas été constaté depuis 1982.

 

Alors que le Président Barack OBAMA  souhaite faire le maximum pour endiguer les effets dépressifs, les dernières estimations statistiques de la croissance économique lui montrent que le chemin qui pourrait mener au retour d'une croissance soutenue et durable pourrait être encore plus difficile qu'espéré.

Tous les voyants sont au rouge : ressorts internes (consommation, investissement stocks), ressorts externes ... 
Ceci n'est pas une bonne nouvelle pour les partenaires internationaux de l'économie américaine, notamment les pays émergents d'Asie et les pays européens.

 

« Les principaux changements par rapport à l'estimation initiale sont :

 

- Une forte révision à la baisse des variations de stocks.

 

Le BEA juge désormais que les stocks ont diminué en fin d'année dernière (-20 milliards USD), alors que l'estimation initiale avait indiqué un léger stockage. La contribution estimée des variations de stocks en est fortement réduite, de 1,3 à 0,2 point. Cette révision défavorable pour les comptes du T408 est en revanche bienvenue pour ceux du T109, puisqu'elle suggère que la réduction des stocks prévue au début de cette année pourrait être moins drastique qu'anticipé.

 

- Une révision plus défavorable des exportations que des importations, qui rend la contribution du commerce extérieur négative (-0,5 point, contre +0,1 initialement). La diffusion de la récession et l'appréciation du dollar par rapport à l'été dernier pèseront encore sur les exportations au début 2009.

- Une révision défavorable des dépenses de consommation, qui sont désormais estimées avoir chuté de 4,3% t/t annualisé (contre -3,5% selon la première publication). Le repli des achats est encore plus impressionnant en termes nominaux (-9,1% t/t annualisé), les prix ayant chuté rapidement au T408.

 

Les estimations ayant trait à l'investissement et à la consommation publique ont été modifiées de façon nettement plus marginale.

 

Le repli du PIB reflète au final presque parfaitement celui de la demande intérieure hors stocks (contribution : -5,9 points). Les perspectives restent faibles à court terme.

En particulier, la demande intérieure restera mal orientée au premier semestre.


- Il est improbable que la consommation se redresse (à court terme) avant que les allègements fiscaux annoncés ne viennent soutenir les revenus des ménages, étant donné la forte hausse du chômage, l'effet richesse négatif et le fonctionnement altéré du marché du crédit. L'investissement devrait continuer à se replier à un rythme rapide au premier semestre : l'investissement résidentiel ne montre pas de signes de stabilisation (cf. mises en chantier) ; les dépenses en immobilier commercial ont seulement commencé à diminuer au T408 ; et les principaux déterminants de l'investissement productif (taux d'utilisation des capacités, profits, crédit) sont déprimés.»

 

Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas, février2009


Published by David Mourey - dans Crises Financières
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