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  • David Mourey
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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 19:17

« Pourquoi les crises reviennent toujours ? » de , édition 2008

 

Plus de 10 ans après la première version de cet ouvrage, une édition mis à jour permet au Prix Nobel d’économie 2008 Paul KRUGMAN d’expliquer pourquoi la crise actuelle a-t-elle été possible et probable …

Un des meilleurs livres sur cette crise financière et économique majeure, toujours en cours...

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Présentation de l'éditeur

 

Durant quelques décennies, tirant les leçons de la Dépression des années 1930, on avait mis en place des institutions et des politiques économiques qui avaient fait disparaître les crises récurrentes du capitalisme. Mais, depuis les années 1980, des crises financières de plus en plus graves se sont succédé. Celle de 2008 a mené le système financier au bord de l'effondrement et provoque à présent une récession dans les économies capitalistes.

Pourquoi ces catastrophes que l'on croyait révolues reviennent toujours?

Paul Krugman, dans le style limpide qui a fait sa renommée mondiale, nous explique les ressorts de cette fatalité et comment lui échapper.

Il démontre l'insuffisance des explications par les mauvaises pratiques et les erreurs de gestion d'un système qui resterait en lui-même incontestable.

Il met au jour une crise du système lui-même, de sa logique fondée sur la libre circulation des capitaux et la valorisation du capital, alors qu'une prospérité durable suppose de donner la priorité à la satisfaction des besoins du plus grand nombre et de distribuer équitablement le pouvoir d'achat à cet effet.

Paul Krugman, comme Keynes dans les années 1930, souligne ici la raison fondamentale du retour des crises, en dépit de toutes les expériences passées: l'incapacité à en tirer vraiment les leçons, à laisser les faits mettre en question des doctrines libérales erronées.

 

Biographie de l'auteur

 

Paul Krugman, professeur au MIT, prix Nobel d'économie 2008, a une solide réputation dans le monde pour ses travaux en économie internationale, mais aussi, depuis les années 1990, pour ses essais grand public (La mondialisation n'est pas coupable, La Découverte, 1998, L'Age des rendements décroissants, Economica, 2000), traduits dans de nombreux pays.

Les droits du présent ouvrage ont déjà été cédés en Allemagne, Espagne, Grèce, Corée, Japon, Brésil, Chine populaire, Taiwan, etc.

 

Table des matières

 

LE PRINCIPAL PROBLEME A ETE RESOLU

LE SIGNAL D'ALARME IGNORE : LES CRISES EN AMERIQUE LATINE

LE PIEGE DU JAPON

LE KRACH ASIATIQUE

LA POLITIQUE A CONTRE-COURANT

LES MAITRES DE L'UNIVERS

LES BULLES DE M

GREENSPAN

LA BANQUE DE L'OMBRE

LA SOMME DE TOUTES LES PEURS

L'ECONOMIE DE LA DEPRESSION EST DE RETOUR

Published by David Mourey - dans Livre d'économie
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commentaires

Gu Si Fang 10/09/2009 00:15


Autant le dire d'emblée, le livre de Krugman est mauvais. Pire, je pense qu'il est de mauvaise foi.
 
Krugman est pourtant capable d'écrire de très bon livres d'économie pour le grand public. Il l'a prouvé par exemple avec "La mondialisation n'est pas coupable". Il est aussi capable de s'engager avec conviction dans un combat politique juste, comme il l'a fait en dénonçant la guerre en Irak et les vicissitudes de Bush 2.0.
 
Le titre français "Pourquoi les crises reviennent toujours" est très bon, meilleur même que l’original "The return of depression economics". En effet, l'ambition affichée de Krugman est d'expliquer les crises, de rechercher leur cause. Dans son introduction, il explique que ce qui lui importe c'est avant tout de faire comprendre au lecteur la logique de la crise, et non de la décrire dans le détail. Pour pouvoir agir de façon rationnelle, il nous faut en effet une théorie – de préférence compréhensible par l'honnête homme - expliquant le mécanisme et les causes des crises.
 
C’est un beau projet, mais la suite n'est malheureusement pas du tout à la hauteur de cette promesse. Je ne prendrai qu'un exemple, qui illustre bien le problème. En termes de théorie économique, Krugman utilise un petit modèle pour expliquer les déséquilibres qui entraînent selon lui les crises. Et de nous présenter une fois de plus l'histoire de la crèche parentale des Sweeney.
 
Dans cette crèche, les parents peuvent faire garder leurs enfants à conditions de garder ceux des autres. Afin de permettre ces échanges de bons services, des tickets sont émis : une heure de garde, un ticket. Vous gardez les enfants une heure et recevez un ticket qui vous permet de faire garder les vôtres plus tard. Mais les couples voulant se constituer une petite réserve (thésauriser) de tickets essaient de sortir le moins possible (de ne pas consommer leurs tickets), enlevant ainsi aux autres couples toute possibilité de babysitter. Finalement, la crèche entre en récession.
 
Que propose Krugman en bon keynésien : imprimer plus de tickets. Passons. Le cœur du sujet est ailleurs. Son modèle pose le problème de la rigidité des prix. Or il occulte complètement cette question qui est au coeur de son argument. Il ne parle pas ou très peu des raisons pour lesquelles les prix pourraient être rigides. Il pourrait donner des arguments, mais il n’en parle même pas. Pire, son modèle présuppose que les prix sont rigides : un ticket s’achète avec une heure de babysitting et permet d’acheter une heure de babysitting. Il écrit :
 
 
“coupons entitled the bearer to one hour of baby-sitting. When babies were sat, the baby-sitters would receive the appropriate number of coupons from the baby-sittees. This system was, by construction, shirkproof: it automatically ensured that over time each couple would provide exactly as many hours of baby-sitting as it received.”
 
 
C’est donc clair : pour acheter une heure de babysitting la semaine prochaine, vous payez une heure de babysitting aujourd’hui. Les prix sont rigides par hypothèse. Le minimum serait de le signaler, par honnêteté intellectuelle. Cherchez les mots sticky, flexible, rigid etc. dans le texte et vous verrez ce qu’il en est…
 
Imaginez le marché agricole, les silos à grain, la boulangerie etc. dans les mêmes conditions. Combien coûte une tonne de grain dans un an? Une tonne de grain aujourd’hui! Avec cette hypothèse, il commet une erreur de raisonnement que l’on appelle une pétition de principe : les prix sont rigides, or ils sont rigides, donc j’en conclus donc qu’ils sont rigides (et ceci entraîne naturellement des conséquences négatives, tout le monde est d'accord). Bravo Krugman!
 
Certains me diront que c’est un sujet trop délicat pour être traité dans un livre grand public. C’est absurde. Krugman a déjà démontré ses qualités de vulgarisateur, et il insiste sur le côté pédagogique de son livre. S’il fait une telle omission, c’est bien entendu en connaissance de cause. Il escamote les bases de sa propre science, et fanfaronne : ah! tous ces économistes mathématiciens qui croyaient que les marchés s'équilibrent tous seuls. Vous voyez bien que ce n'était pas vrai!
 
Je dis que c’est plutôt de la mauvaise foi. Or, voilà un "expert" qui conseillait à Obama il y a peu de calculer le plus gros montant possible pour son plan de relance, et d’ajouter 50% pour faire bonne mesure. Sans bonne théorie, il ne peut pas y avoir d’action rationnelle. Krugman a choisi le camp de l’action irrationnelle, en sacrifiant la théorie. Ce n’est décidément pas un bon livre.

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012