Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
  • Professeur d'Economie et de Sociologie Depuis 2005, Organisation et Animation : Conférences Pédagogiques Débats Publics Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ... au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

Rechercher

Le Livre de la Semaine

OCDE Statistiques OECD Factbook 2011-2012 « Analyse économique et historique des sociétés contemp

Texte Libre

Depuis 2005 !!!

Les « Rencontres économiques » pour tous, lycéens, étudiants, citoyens !

A Pontault-Combault (77340) aussi !!!

Des Initiatives de David MOUREY

22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 20:02

Dans une publication récente, « Que faut-il regarder : la croissance en volume ou la croissance nominale ? », Patrick ARTUS directeur des études économiques chez Natixis, nous livre quelques remarques intéressantes sur lesquelles je reviendrai.

 

En attendant je vous propose la croissance comparée du PIB en valeur et du PIB en volume pour les Etats-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Japon, l’Espagne et l’Italie.

 

Les élèves et étudiants en économie connaissent l’importance de cette distinction.

 

Pour faire simple, la production en valeur désigne une mesure de la production faisant intervenir le prix de vente des produits, biens et services. La production en valeur est exprimée en unités de monnaie. C’est tout simplement la valeur de la production.

 

La production en volume désigne une mesure de la production en unités physiques : nombre d'unités produites, nombre  de tonnes produites, de litres,…, c'est à dire en quantité, indépendamment du prix de vente.

 

Production en valeur = prix x Quantité = pxQ

Production en volume = Quantité = Q, la quantité de biens et services produits pour satisfaire les besoins des agents économiques.

 

On comprend aisément que la hausse de la production en valeur, hausse du pxQ peut s’expliquer soit par la hausse du p, soit par la hausse du Q, soit les deux.

 

Exemple simple : considérons un doublement de la production.

 

Soit, 2 pxQ = 2p x Q = p x 2Q

 

Si le doublement de la valeur de la production s’explique par le doublement du prix, la quantité ou volume produit reste inchangée. Nous avons l’illusion que la production est en hausse alors que seule la valeur de la production est en hausse sous l’influence exclusive d’un effet prix qui s’est manifesté par une forte inflation.

 

En revanche, dans le second cas, le niveau des prix étant inchangé (le taux d’inflation étant nul), la hausse de la production est une hausse du volume de production. La quantité de biens et services destinée à la satisfaction des besoins des agents économiques a doublé.

 

La distinction entre valeur et volume, entre valeur nominale et valeur réelle, est fondamentale. Ce qui compte en économie ici, c’est le Q et non le p.

 

En évolution, il est crucial de regarder si la croissance du PIB s’explique davantage par la hausse de la quantité, du volume, ou par la hausse des prix.

 

Le PIB étant un énorme panier de biens et services, un énorme pxQ, il convient de se demander si sa croissance s’explique davantage par l’inflation (le p augmente) ou par la hausse du volume (le Q croît).

 

Pus l’écart sera grand entre la croissance du PIB en valeur et la croissance du PIB en volume et plus l’inflation jouera un rôle important.

En revanche, plus l’écart sera faible entre la croissance du PIB en valeur et la croissance du PIB en volume et plus l’inflation jouera un rôle mineur.

 

Dans les périodes de forte inflation, comme de la fin des années 70 au début des années 80, l’écart est grand et la croissance en valeur surestime la croissance réelle, la croissance en volume.

A contrario, dans les périodes de faible inflation, la croissance du PIB en valeur est une estimation assez fiable de la croissance du PIB en volume.

 

Pour calculer le PIB en volume, on utilise la formule suivante :

 

PIB en volume = PIB en valeur / Indice des prix

Une fois que nous avons les séries de PIB en valeur et en volume on peut calculer et comparer les taux de croissance.

 

Qu’en est-il sur la période 2006-2009 ?

 

Croissance nominale et croissance en volume aux Etats-Unis,

en Allemagne, en France, au Royaume-Uni

   

 

 

En 2006, aux Etats-Unis et en France par exemple, on observe par exemple que la croissance (faible) du PIB nominal est supérieure à la croissance du PIB en volume. L’écart s’explique par une faible inflation ici.


On remarque encore qu’au cours de la récession au sens technique (deux trimestres consécutifs de baisse), la croissance négative du PIB en volume (recul du PIB) est supérieure à la croissance négative du PIB nominal.

L’inflation étant faible mais positive, c’est surtout la baisse du volume qui explique la décroissance de la valeur du PIB.

 

On observe clairement que le niveau des prix baisse seulement au RU. L’inflation reste très faible, mais positive, dans les autres pays.

 

Croissance nominale et croissance en volume

au Japon, en Espagne et en Italie.

 

 

  

On peut faire le même type d’observations pour le Japon ou les prix finissent par baisser.

En revanche, en Espagne, la chute du PIB en valeur s’explique par la baisse simultanée du niveau des prix et de la quantité.

 

On observe bine la baisse du niveau des prix en Espagne et au Japon.

 

 

Je reviendrai rapidement sur les effets des évolutions en volume sur la consommation des ménages, les ventes des entreprise, l’évolution de leurs marges et des défauts potentiels.

 

Source : Patrick ARTUS, « Que faut-il regarder : la croissance en volume ou la croissance nominale ? », Natixis Special Report, 7 septembre 2009- N° 247

Published by David Mourey - dans Croissance économique
commenter cet article

commentaires

A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012