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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:21

Conformément à ce qu’on peut observer ici PIB : Croissance nominale et croissance en volume sur l’évolution de la croissance économique, quand la croissance ralentie, et a fortiori quand le PIB baisse, le chômage et le taux de chômage augmente.

 

Quelques graphiques pour observer clairement la hausse du chômage.

 

Observons d’abord les évolutions du taux de chômage des quatre plus grandes économies de la Zone euro par rapport à la moyenne, le taux de chômage de la zone euro.

Le taux de chômage remonte dés début 2007 en Espagne et en Italie, avant donc les premiers symptômes révélés de la crise financière au cours du mois d’aout 2007.  

C’est surtout après la chute de Lehman Brothers, l’historique Banque d’investissement américaine, que la situation économique se dégrade et que le chômage croit rapidement.

 

Le taux de chômage augmente dés mi 2008 en France et fin 2008 en Allemagne.

 

On peut déjà dire qu’un choc commun, symétrique, comme la crise financière mondiale n’affecte pas exactement de la même manière ni dans la même ampleur des économies dans des situations plus ou moins différentes et qui vont apporter des réponses non identiques.

 


Pour la France, la hausse du nombre de chômeurs et du taux de chômage intervient bien mi 2008, le nombre de chômeur augmentant plus vite que le taux de chômage.

 

« L’emploi est un autre problème essentiel. D’après les dernières données d’enquêtes, l’emploi pourrait continuer de se contracter dans les trimestres à venir, quoiqu’à un rythme moins rapide. A 9,4% en juin, le taux de chômage risque d’augmenter nettement dans les mois prochains. Pour le moment, le chômage a nettement progressé en Espagne. L’économie espagnole souffre particulièrement de l’éclatement de la bulle immobilière et de l’effondrement du secteur de la construction, qui représente un pourcentage important de l’activité totale. Les autres grandes économies de la région ont été moins exposées au retournement de la conjoncture dans ce secteur. Cependant, l’Allemagne, la France et l’Italie devraient voir leurs marchés du travail se détériorer rapidement dans les mois à venir. Le marché du travail en Allemagne, en particulier, a très bien résisté au cours des derniers trimestres. Selon les mesures harmonisées d’Eurostat, le taux de chômage dans ce pays a été stable, à 7,7% en juin, soit 1,7 point de pourcentage en dessous de la moyenne de la zone euro. Cette performance est due, au moins en partie, aux mesures prises par les autorités allemandes sur le marché du travail qui ont plutôt favorisé la diminution du nombre d’heures travaillées par personne et non pas la baisse de l’emploi dans l’absolu (De nombreuses entreprises industrielles et de services ont eu massivement recours au « Kurzarbeit », un programme d’aides publiques subventionnant les travailleurs qui acceptent de réduire leur nombre d’heures travaillées ou de prendre des congés de longue durée.) Toutefois, ces mesures ne peuvent pas être reconduites à l’infini et, si comme nous le présageons, l’activité devrait demeurer faible au cours des trimestres à venir, le taux de chômage en Allemagne s’inscrira probablement en nette hausse. »

BNP Paribas Ecoweek, 28 aout 2009.

 

 

 

« La hausse du chômage en France s’est amplifiée au deuxième trimestre 2009. Le taux de chômage au sens du BIT a en effet augmenté de 0,6 point à 9,5 % de la population active en France (y compris les DOM). Pour la France métropolitaine, le taux de chômage s’établit à 9,1 % (contre 8,5 % au T1), soit le niveau de son dernier pic datant de début 2006. La hausse du chômage a davantage touché les jeunes (+1,6 point à 23,9 %). Celle des autres catégories de la population active (25-49 ans et 50 ans et plus) est un peu plus modérée. La situation du marché du travail devrait continuer à se détériorer au cours des prochains trimestres (taux de chômage prévu à 9,5 % fin 2009). La reprise de l’activité est en effet soutenue par des éléments techniques et ne sera pas suffisante pour stimuler l’emploi. » Crédit Agricole, Perspectives Hebdo, 31 aout 2009.

 

Pour l’Allemagne, la hausse du nombre de chômeurs et du taux de chômage intervient bien mi 2008, le nombre de chômeur augmentant plus vite que le taux de chômage.
 

« Le marché du travail allemand a fait preuve de résistance cet été. Le nombre de chômeurs a encore baissé en août (-1 000 personnes, après -5 000 en juillet). Le taux de chômage est resté stable à 8,3 %. L’agence pour l’emploi allemand signale toutefois que cette résistance apparente du marché du travail tient surtout à des éléments statistiques exceptionnels, liés à la réforme du mode de comptage du nombre de demandeurs d’emploi en juillet. Hors modifications statistiques, le nombre de chômeurs aurait augmenté de 25 000 personnes en août. Par ailleurs, selon l’agence, le marché du travail allemand a été affecté par la récession économique cet été, mais son impact a été amoindri par le recours massif aux dispositifs de chômage partiel. Le taux de chômage allemand devrait finir par remonter (9 % fin 2009), la faiblesse de l’activité devant contraindre les entreprises à réduire leurs coûts. » Crédit Agricole, Perspectives Hebdo, 31 aout 2009.

 

Les principales explications viendront progressivement dans différents billets.

A suivre donc ...
 

Sources :

BNP Paribas Ecoweek, 28 aout 2009.

Crédit Agricole, Perspectives Hebdo, 31 aout 2009.

 

A consulter :

 

INSEE : Les chiffres du chômage seront publiés tous les trimestres

 

Le plein emploi 2/2

 

Le plein emploi 1/2

 

Travail, Emploi et Chômage 1/4 : Qu’est-ce que le travail ?

 

Travail, Emploi et Chômage 2/4 : Qu’est-ce que l’emploi ?

 

Travail, Emploi et Chômage 3/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (2/2)

 

Travail, Emploi et Chômage 4/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (1/2)

 

Symbolique et fétichisme des chiffres

 

Urgences sociales et indépendance statistique

 

Tintamarre autour des chiffres du chômage

 

Appariements sur le marché du travail

 

Conférence de Pierre CAHUC

 

Flux d’emploi et de main-d’œuvre en France : un réexamen. Des flux d’emploi revus à la baisse et assez peu liés aux flux de main-d'œuvre,

 C. Picart, Insee, Paris, Document de travail, n° G2007/05, juin, 50 p., (2007).

Matthieu Lemoine

Lettre de L’Ofce, N°286 - 11/06/2007

Chômage: débattre de la mesure  

Published by David Mourey - dans Emploi et chômage
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commentaires

MKL 22/01/2010 15:41



En France, une mesure similaire au Kurzarbeit est en place sur 400 PME depuis 13 ans : la semaine de 4 jours à la carte (loi expérimentale de juin 1996 que G. De Robien avait fait voter sur les
conseils de Pierre Larrouturou - tête de liste EE dans le 92).


La grande différence est qu'elle devait être appliquée à toutes les entreprises, y compris celles qui sont en parfaite santé économique, dans le but véritablement de créer des emplois en masse
(et pas seulement de "limiter la casse" en cas de crise).


Mamie-Nova, Fleury-Michon... concessionnaires, auto-écoles, entreprises artisanales regroupées en réseau, labos de recherche, petites SSII informatiques... sont toujours actuellement à 4j s'en
portent très bien  (15000 emplois CDI/temps plein créés/préservés).
 
Principe :
- Pas de baisse de salaire jusqu'à 1500€ nets/mois - 3% max au-delà
- coût pour l'entreprise si 10% embauche : 0  (exonération de cotisations Unédic)
- coût pour l'état (au niveau macro-économique) : 0 (étude Caisse des Dépôts)
- estimation de nombre d'emplois en CDI/temps plein après généralisation : 1,6 MILLIONS min. (étude Ministère du Travail)
 
Cette mesure doit être généralisée en lieu et place des 35h (dont Larrouturou prédisait l'échec dans son livre : "35h, le double piège" en 1998 !) et de nos mesurettes de chômage partiel,
inefficace et ruineux pour l'état.


Détails du concept :
http://www.nouvellegauche.fr/vaincre-chomage/



A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012