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  • David Mourey
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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 10:33
 La démocratie exige le débat
 
L’objectif de ce blog est de tenter de valoriser le débat et la démocratie. Certes, l’objectif est ambitieux mais l’ampleur de l’enjeu ne doit pas nous conduire à la résignation. Nous devons nous en donner les moyens.
 
Selon Amartya SEN, prix Nobel d’économie en 1998, dans un petit ouvrage intitulé « La démocratie des autres », « …la lutte pour le modèle démocratique dans le monde entier : c’est, en fait, le plus grand défi de notre temps. » , prix , dans un petit ouvrage intitulé « La démocratie des autres »,
 
Puis, SEN nous rappelle que selon John RAWLS, philosophe américains et auteur d’un ouvrage de référence publié en 1971 et intitulé « Théorie de la justice », « En définitive, le concept fondamental d’une démocratie fondée sur la délibération est le concept de débat en soi. » Ces passages se trouvent page 9 et 10 de l’ouvrage, dans la partie « Démocratie et débat public ». , philosophe américains et auteur d’un ouvrage de référence publié en 1971 et intitulé « Théorie de la justice », Ces passages se trouvent page 9 et 10 de l’ouvrage, dans la partie « Démocratie et débat public ».
 
Pour qu’une démocratie existe et fonctionne durablement pour le bien-être du plus grand nombre, le principe du débat doit toujours être clairement posé et respecté. Liberté de penser et démocratie oblige, aucun débat économique, sociologique,… ne saurait être interdit. Dans une acception large, la démocratie ne se limite pas au processus électoral selon le principe du suffrage universel. Les élections ne sont qu’un moyen de rendre les discussions publiques plus efficaces selon SEN.
 
La méthode adéquate consiste donc à refuser le dogmatisme et à lui préférer le débat d’idées, en remettant en question nos convictions dés que cela se révèle nécessaire. Ce débat, auquel la démocratie nous invite et nous incite, nous permet de discuter les idées reçues et de refuser la stérilité des polémiques sans fin. L’ouverture d’esprit et l’honnêteté intellectuelle sont des conditions nécessaires à la discussion. La capacité à reconnaître la validité des arguments de nos contradicteurs, à avouer ouvertement nos erreurs, ne devrait poser aucun problème à personne.
 
SEN rajoute dans les pages 64 – 68, que : 
 
«…la politique de la démocratie donne aux citoyens une chance d'apprendre les uns par les autres, et aide la société à donner forme à ses valeurs et à ses priorités. (…) Les droits civiques et politiques, particulièrement ceux qui sont rattachés à la garantie de la libre discussion, du débat, de la critique et de la contestation, sont au cœur du processus générant des choix de cause. Ces procédés ont une valeur cruciale dans la formation des valeurs et des priorités, et nous ne pouvons, en général, marquer des préférences, exprimées indépendamment du débat public, c'est-à-dire sans tenir compte du fait que sont autorisés un échange et un débat ouverts, ou non. En fait, la portée et l'efficacité d'un débat ouvert sont souvent sous-estimées dans l'évaluation des problèmes sociaux et politiques. »
 
A rebours des discours conventionnels, des positions de principe et autres préjugés, il convient d’éviter à tout prix le dogmatisme. Le dogme, au sens de vérité fondamentale, apparemment incontestable, gravée dans le marbre par les idéologues, est l’ennemi de la raison tant il obscurcit notre capacité d’analyse du réel. L’analyse économique et sociologique unidimensionnelle, qui peut en découler, ne mène nulle part, si ce n’est dans une impasse, celle de la pensée unique et uniforme.
 
La démocratie exige le débat et son avenir en dépend. Notre avenir dépend lui-même de ce que sera la démocratie demain. La promotion de la démocratie passe inévitablement par la pratique du débat. Cependant, si la pratique du débat est indispensable, la manière de le conduire est non moins fondamentale. En effet, dans une démocratie moderne, le choix des dirigeants devrait résulter étroitement du produit des débats. Il convient donc que ce choix soit fondé sur des débats de qualité car il engage l’avenir des générations présentes et futures.
 
Page 42, dans une partie intitulée  « Un débat approprié», SEN écrit ceci :
 
« La valeur du débat public s'applique aussi à la réflexion sur la démocratie même. C'est une bonne chose que les pratiques de la démocratie aient été minutieusement analysées dans les écrits sur les affaires internationales, car certaines insuffisances peuvent être décelées dans ce qui a été accompli par de nombreux pays possédant des institutions démocratiques types. La discussion publique autour de ces carences est non seulement un moyen efficace pour essayer d'y remédier, mais c'est aussi exactement la façon dont la démocratie, selon le mode du débat, est censée fonctionner. En ce sens, les défauts de la démocratie exigent plus de démocratie, et non pas moins. »
 
Avoir le sens de la démocratie, c’est donc avoir le sens de l’avenir. Le défenseur de la démocratie doit avoir un grand « désir d’avenir ». Il doit vouloir construire cet avenir. En démocratie, il n’y a aucune raison pour que le futur se conjugue au présent, ou encore, au passé.
 
Les bienfaits d’une bonne démocratie aujourd’hui sont des investissements dans la démocratie de demain et des capacités accrues pour mobiliser la démocratie après-demain. En revanche, l’absence ou le manque de démocratie aujourd’hui grève notre présent et hypothèque notre avenir.
 
L’admiration et le respect que je peux éprouver pour certains économistes, sociologues, dirigeants politiques etc … sont à la mesure de leur honnêteté intellectuelle, de leur ouverture d’esprit et de leur respect de la démocratie.
 
J’espère que la lecture de ce blog vous conduira à cultiver encore et toujours davantage un état d’esprit ouvert à la controverse fondée sur une argumentation toujours plus rigoureuse et que vos commentaires me conduiront à mieux défendre encore la démocratie pour le bien-être des générations présentes et des générations futures.
 
Toutes ces exigences ne sont vraiment pas simples à mettre en œuvre et à respecter mais « le jeu » en vaut la chandelle car c’est bien notre avenir et celui de nos descendants qui est en jeu et qui se trouve entre nos mains. 
Published by David MOUREY - dans Démocratie
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