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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 20:04
Dette publique, les propositions des candidats
 
 
 
 
François Bayrou, « le président de l'UDF, qui s'est fait le
 
-         champion de la réduction de la dette, veut
-         stabiliser les prélèvements obligatoires à leur "niveau actuel" (44,4 % du PIB) et
-         "inscrire dans la Constitution l'interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement (hors période de récession)". »
 
François Bayrou : « Faire payer nos dépenses par nos enfants est irresponsable et criminel. Je propose de résorber le déficit de fonctionnement en trois ans, et, hors les années de récession, de l’interdire à l'avenir. Le combat pour l'équilibre des finances publiques n'est pas un caprice de théoricien, c'est le premier geste social que nous pouvons faire.
Les Français les plus fragiles et les plus démunis sont les premières victimes de la dette. Le déficit actuel de l’État ne soutient plus la croissance, il la freine. Il crée un climat d’incertitude face à l’avenir. Toute remontée des taux d’intérêt aurait des effets désastreux sur les finances publiques. »
 
 « Faire payer nos dépenses par nos enfants est irresponsable et criminel ». « Je me donne 3 ans pour supprimer le déficit    de fonctionnement de l’Etat »
-Inscription dans la Constitution l’interdiction pour les gouvernements de présenter un budget en déficit de fonctionnement : l’Etat ne pourrait plus emprunter pour ses dépenses de fonctionnement (principe déjà existant pour les collectivités locales)
-Exiger de l’administration un effort de productivité de 2% par an pendant 6 à 8 ans. Tout cela dans un plan décennal de réduction de la dette publique
-Ne pas remplacer des fonctionnaires dans les secteurs où l’Etat n’est pas indispensable -Concentrer les actuelles exonérations de charges sur les PME et les salaires égaux à1,4 fois le Smic
-Plafonnement des niches fiscales de l’impôt sur le revenu
-Fusion des départements dans les régions -Un gouvernement de moins de 20 ministres et 20% d’économies seront faites pour le fonctionnement de l’Elysée
-Pas de baisses d’impôts
 
Ségolène Royal, « la candidate socialiste est favorable à la
 
-         stabilisation des prélèvements obligatoires, estimant qu'il est "impossible" de les baisser,
-         tout en réduisant la dette publique.
 
Ségolène Royal ne détaille pas le financement de son programme, qui est l'un des plus coûteux (35 milliards d'euros selon le PS, 62,68 milliards selon Débat 2007).
Dans Les Echos du 15 mars, Mme Royal assure qu'il y a "des marges de manoeuvre" sur la réforme de l'Etat et que ce dernier doit réduire son train de vie et diminuer le nombre des ministères. »
 
Ségolène Royal : « Il y a trop de dépenses donc il faut faire des économies sur les dépenses de l’État. Il faut remettre de l’ordre dans la répartition des compétences. Aujourd’hui il y a des chevauchements entre les compétences de l’État, celles des Régions, celles des départements. Je pense que c’est très important de remettre au clair les compétences parce que ça évite tous les doublons. Si il y a moins de chômage, les cotisations reviennent dans les caisses, les recettes fiscales reviennent dans les caisses. Donc on ne peut pas déconnecter la question de la dette de la question du déblocage de la machine économique. Je suis prête à baisser l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis dans l’entreprise. Les entreprises qui délocalisent ou qui licencient alors qu’elles font des bénéfices, rembourseront les aides publiques payées par les contribuables français. Et je mettrais le paquet sur les autres, les PME, celles qui ne sont pas possédées par les fonds de pension. »
 
« La dette publique est devenue insoutenable ».
Selon le Projet du Parti Socialiste :
-« Il y aura, dans le cadre d’une stabilité des prélèvements obligatoires, des baisses d’impôts pour le plus grand nombre et des relèvements pour d’autres »
-Le PS retient une prévision de croissance de 2,5% (par an en moyenne sur 5 ans) pour financer son programme présidentiel
-« Le financement de notre projet c’est : un la croissance, deux des économies, une restructuration de l’Etat (…) et troisièmement des redéploiements de recette et des dépenses dans le cadre d’un taux de prélèvement inchangé »
 
Nicolas Sarkozy, « le président de l'UMP, veut :
 
-         ramener la dette publique à moins de 60 % du PIB d'ici à 2012,
-          
-         limiter la progression des dépenses publiques à 1,8 % par an en volume et
-          
-         baisser les prélèvements obligatoires de 4 % du PIB sur dix ans.
 
Un programme coûteux : 32 milliards d'euros, selon l'UMP, 61,58 milliards (51,93 en net) selon Débat 2007, cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise, présidé par Michel Pébereau. »
 
Nicolas Sarkozy : « j'ai déjà eu l'occasion, à plusieurs reprises, de souligner la nécessité de rompre avec l'accumulation des déficits et de la dette, et d’entreprendre les réformes nécessaires. Devant l'urgence et la nécessité de retrouver aussi vite que possible une situation d'équilibre. » 
 
 « Ce qu’il faut, c’est en priorité faire des réformes. Ce sont elles qui apporteront la croissance et les économies. L’objectif (endettement sous la barre des 60% du PIB), en tout cas, doit être atteint car un pays lourdement déficitaire met en danger son indépendance »
-Concernant la réduction des dépenses publiques, il « faut traiter de l’emploi dans la fonction publique ». La retraite des fonctionnaires représente 45% du budget. Donc, ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur 2. « La moitié de la productivité ainsi gagnée » doit servir à réduire des déficits, l’autre à augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires
 
 
Les propositions de Débat 2007
 
 
 
 
En 15 ans, la dette publique a été multipliée par 2,5. Aujourd’hui, elle représente la somme de 41 000 euros par ménage, avec une nette accélération au cours des dernières années. Pourtant la dérive de nos comptes publics n’a rien d’une fatalité : on a vu que d’autres pays, placés dans une situation comparable ou même plus dégradée encore, ont su retrouver en quelques années le chemin de l’équilibre budgétaire. : on a vu que d’autres pays, placés dans une situation comparable ou même plus dégradée encore, ont su retrouver en quelques années le chemin de l’équilibre budgétaire.
Cet effort de redressement est nécessaire pour garantir la pérennité de nos régimes sociaux (retraite et assurance maladie), aujourd’hui menacés par l’accumulation des déficits. Il est nécessaire, également, pour retrouver des marges de manœuvre : chaque euro dépensé aujourd’hui pour payer les intérêts de la dette est un euro qui fait défaut pour investir dans la préparation de l’avenir (enseignement supérieur, recherche…), ou pour amortir les à-coups de la croissance. (retraite et assurance maladie), aujourd’hui menacés par l’accumulation des déficits. Il est nécessaire, également, pour : chaque euro dépensé aujourd’hui pour payer les intérêts de la dette est un euro qui fait défaut pour investir dans la préparation de l’avenir (enseignement supérieur, recherche…), ou pour amortir les à-coups de la croissance.
L’assainissement de nos comptes est possible à un horizon de cinq ans. Il implique d’agir, simultanément, sur trois plans.
 
 
 
 
Proposition 1 : rééquilibrer le budget de l’État en 5 ans
  • Bloquer les dépenses de l’Etat à leur niveau actuel ;
  • Renoncer à toute baisse d’impôt tant que le budget de l’Etat ne sera pas revenu à l’équilibre ;
  • Affecter les recettes exceptionnelles au désendettement ou au financement des retraites.
 
 
Proposition 2 : assainir les relations financières entre l’Etat et les collectivités locales
  • Stabiliser le montant des dotations (en euros courants) que les collectivités locales reçoivent de l’État ;
  • En contrepartie, interdire à l’Etat de transférer de nouvelles charges aux collectivités locales.es.
 
 
Proposition 3 : assurer la pérennité de nos régimes sociaux par une meilleure maîtrise des dépenses sociales
 A lire sur le web
 
Dette publique et fiscalité : le programme des candidats Le Monde 19 03 07
 
Débat 2007
 
Le site du quotidien « Les Echos »
 
« Certes, l'heure est à l'assainissement des finances publiques avec un déficit budgétaire redescendu en-dessous des 3% du PIB, comme l'impose le traité de Maastricht, et une dette qui a cessé de se creuser l'an dernier. Il n'empêche. La situation des finances publiques est encore suffisamment dégradée pour que des mesures vigoureuses soient prises. Faut-il le rappeler ? La dette publique a été multipliée par cinq en vingt-cinq ans. Et elle représente aujourd'hui plus de 65 % du PIB en raison de l'accumulation des déficits de l'Etat et de la Sécurité sociale. Résultat, le paiement des intérêts de la dette absorbe la totalité du produit de l'impôt sur les sociétés ! Sans compter que dans le même temps, le déficit budgétaire continue à se creuser... Dans ce contexte, le futur président va-t-il choisir de resserrer les cordons de la bourse pour empêcher la saignée, ou investir sur l'avenir en prenant des libertés avec le carcan budgétaire ? Nos analyses et les propositions des candidats. »
 
Analyses
 
 
 
 
LES POINTS DE VUE
 
- Patrick ARTUS, directeur de la recherche et des études d'IXIS CIB : Faut-il substituer, en France, la dette des ménages à la dette publique ?   (20/02/2007)
 
- Christian de BOISSIEU, professeur à l'université Paris-I, président du Conseil d'analyse économique : Dette publique et dette privée : quelle dynamique ?   (19/02/2007)
 
- Gilles CARREZ, député UMP du Val-de-Marine, rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, et Eric WOERTH, député UMP de l'Oise, ancien secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat : Rétablir nos finances publiques pour servir la croissance   (12/02/2007)
 
- Eric BESSON, député PS, secrétaire national à l'économie du PS, et Didier MIGAUD, député PS, ancien rapporteur du budget : Dette publique : en parler moins, la réduire vraiment   (27/10/2006)
 
- Pierre MORAILLON, ancien directeur des relations économiques extérieures au ministère des Finances : Sortir de l'engrenage de la dette   (24/10/2006)
 
- Maurice BASLE, économiste au CREM-CNRS - université de Rennes : Donner du sens au budget 2007   (27/09/2006)
 
- Christian SAINT-ETIENNE, professeur des universités, président de l'Institut France Stratégie : Crise des finances publiques et stratégie patrimoniale de l'Etat   (29/08/2006)
 
- Dominique HOORENS, directeur des études de Dexia Crédit Local : Comment améliorer les règles de la dette publique en zone euro   (09/08/2006)
Published by David MOUREY - dans Finances publiques
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