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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

Depuis 2005, Organisation et Animation :
Conférences Pédagogiques
Débats Publics
Colloques d'Economie, Monnaie, Finance ...
au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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Des Initiatives de David MOUREY

10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 21:54
 
Dans un « Special Report » de Nathalie DEZEURE et Marie-Pierre RIPERT (NATIXIS) du 6 novembre 2007, on apprend que selon la dernière enquête « Senior Loan Officer Survey » (d’octobre 2007), enquête de la FED (la Réserve fédérale est la banque centrale des Etats-unis), les Etats-Unis seraient peut-être sous la menace d’un « credit crunch », c'est-à-dire d’une forte contraction du montant des crédits accordés à l’économie.
 
De la crise des crédits « subprime » à un « credit crinch » (?)
 
Autrement dit, les effets de la crise financière provoquée par la crise des crédits « subprime » sur le marché immobilier américain commencent à provoquer un resserrement important des conditions d’octroi de crédits par les banques. Pratiquement tous les acteurs et tous les types de crédits seraient concernés.
 
La dernière enquête de la FED révèle « une nette dégradation des conditions de crédit en octobre comparé à juillet. » Sans surprise, la dégradation de la situation des banques et la crise de liquidité confirment les « craintes d’un fort resserrement des conditions de crédit, et ce sur la plupart des segments du marché. » « Il y a bien transmission du resserrement déjà observé sur les prêts « subprime » sur les autres types de prêts. »
 
« Un net resserrement des conditions d’emprunt
pour tous les types de prêts. »
 
Ainsi, après avoir été cantonné aux prêts « subprime », le crédit « prime », le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises sont concernés.
 
D’une part, le coût du crédit augmente, et d’autre part, la demande de crédit adressée aux banques diminue fortement.
 
On a donc simultanément une diminution de l’offre de crédit et une baisse de la demande de crédit « mais il est difficile de savoir si c’est la conséquence du durcissement des conditions de crédit ou du ralentissement sous-jacent de la demande. » 
 
Forte dégradation pour les prêts aux ménages
 
La dégradation des conditions de crédit est forte pour les prêts « prime ». En effet,  « alors que le pourcentage de banques ayant resserré les conditions de crédit pour les prêts subprime s’est stabilisé (proche de 56%), 40% des banques ont resserré leurs conditions de crédit pour les prêts « prime » contre 15% en juillet. »
 
« Les prêts à la consommation ne sont pas épargnés mais la dégradation est relativement limitée pour les cartes de crédit alors qu’elle est sensible pour les autres types de prêts à la consommation (26% en octobre après 12% en juillet). » La contraction des crédits va fortement peser sur les ménages dans les mois qui viennent. La consommation interne ne peut qu’en pâtir.
 
Forte dégradation pour les prêts aux entreprises
 
« Environ 20% des banques déclarent avoir resserré leur conditions d’accès au crédit pour les prêts commerciaux et industriels (C&I loans) aux grandes et moyennes entreprises. »
 
De plus en plus de banques (20%) déclarent avoir augmenté le coût du crédit commercial et industriel aux entreprises. De même, 50% des banques (le double par rapport à juillet) déclarent avoir durci leurs conditions de crédit pour les prêts immobiliers commerciaux.
 
L’investissement et l’activité des entreprises ne pourront que ralentir, voire baisser.
 
Une politique monétaire durablement expansionniste
 
L’assouplissement monétaire, c'est-à-dire la baisse des taux d’intérêts devrait probablement se poursuivre car le durcissement des conditions d’accès au crédit « va constituer une contrainte pour les ménages et les entreprises dans leurs décisions de dépenses. » De facto, en 2008, la croissance économique américaine devrait nettement ralentir (de 2,1% à 1,7% selon les prévisions Natixis)
 
« La Fed avait probablement connaissance de cette enquête mercredi dernier lors de son FOMC et cela a probablement été un facteur important motivant la baisse non consensuelle de 25pb des Fed funds. (…) nous anticipons des Fed funds à 3,75% d’ici la fin du premier trimestre 2008. » 
 
Pragmatisme ce court terme ou risque d’un nouvel
excès de liquidité à long terme ?
 
Comme elle le fait régulièrement depuis le milieu des années 90, la banque centrale américaine n’hésite pas à baisser progressivement et durablement ses taux directeur quand la croissance lui parait être sérieusement et durablement menacée.
 
Maintenir l’économie au voisinage du plein emploi en garantissant un niveau de croissance effective proche de la croissance potentielle est un objectif explicite des autorités monétaires américaines qui ne se dément pas.
 
L’obsession dogmatique de la stabilité des prix, la lutte contre l’inflation envers et contre tout, qui caractérisent la BCE (la banque centrale de la zone euro) ne semble pas avoir traversé l’atlantique.
 
Cette politique monétaire attendra telle son objectif, limiter et circonscrire les effets pervers de la crise de crédit, sans préparer les conditions d’une nouvelle crise financière liée à un excès de liquidité induit dans les années à venir ?
 
A suivre…
 
 
Source :
 
« Special Report » de Nathalie DEZEURE et Marie-Pierre RIPERT (NATIXIS) du 6 novembre 2007
 
 
A consulter :
 
 
 
 
 
Le Monde, Débat avec Jean Paul Fitoussi,  président de l'OFCE,  mardi 11 septembre 2007 à 15 h00.
 
 
 
 
 
Sur le blog de GIZMO
 
 
 
 
Sur le blog Horizon
 
 
Sur Telos
 
Laurence Boone 10 Septembre 2007
A comme acteurs, B comme banques centrales, C comme crise et contagion : tenants et aboutissants de la crise du subprime.
 
Angel Ubide 10 Octobre 2007
 
Depuis le mois d'août, les économistes essaient de comprendre pourquoi la diversification du risque par la titrisation, que l'on considérait comme un facteur positif pour la croissance mondiale, s'est avérée être à l'origine de la crise récente. On a d'abord pensé à une crise de liquidités : quelques banques éprouvaient des difficultés injustifiées pour obtenir des fonds dans le marché interbancaire, et les banques centrales ont réagi en fournissant des liquidités par des opérations de marché ouvertes. 
 
Jean Pisani-Ferry 01 Octobre 2007
 
La troisième semaine de septembre 2007 restera dans les annales des crises financières : pour la première panique bancaire en Grande-Bretagne depuis plus d’un siècle ; pour l’expérience des limites des arrangements complexes en temps de crise ; et pour la défaite de la rigueur intellectuelle face au pragmatisme. Tout cela s’est passé en quelques jours. Voici les faits et les leçons qu’on peut en tirer.
 
Hervé Boulhol 25 Septembre 2007
 
Comme à chaque crise, les prédicateurs de l’apocalypse financière croient en l’imminence du jugement dernier. D’autres moins mystiques saisissent l’occasion de fustiger le rôle des fonds spéculatifs, des marchés dérivés, des produits structurés ou du capital risque et réclament un renforcement de la réglementation tous azimuts. L’analyse de la situation intriquée des marchés financiers commande d’abord de résister aux amalgames faciles.
 
Eric Chaney 06 Septembre 2007
 
M. Juncker comme M. Barroso ont raison de souligner la bonne tenue de nos fondamentaux économiques. Ils sont moins crédibles lorsqu'ils assurent que la crise financière ne touchera pas l'économie réelle. Mieux vaut dire la vérité : avec la crise de liquidité qui a déréglé certains marchés financiers européens, dont l'origine est la montée des défauts de paiements dans le marché hypothécaire à risque américain (subprime), le risque macroéconomique a fortement augmenté, y compris en Europe
 
Augustin Landier & David Thesmar 03 Février 2007
 
Comment imaginer qu'une multitude de boursicoteurs incultes, à cent lieues des réalités industrielles, puisse aboutir à un prix qui serait soumis à autre chose qu'aux lubies du moment ? L'expérience invite pourtant à sortir des idées reçues.
 
Jean Pisani-Ferry 03 Juillet 2007
 
Dans les heures qui ont suivi la démission surprise de Rodrigo de Rato, experts et officiels ont commencé à spéculer sur son successeur à la tête du Fonds monétaire international (FMI). Comme la coutume veut que la présidence revienne à un Européen, la seule question semble être s'il (car il est peu probable que ce soit une femme) sera britannique ou français. Cependant, l'héritage de Rato pose des problèmes plus importants pour le FMI... et pour l'Europe.
 
Barry Eichengreen 15 Décembre 2006
 
La réforme du FMI figure sur l’agenda politique depuis des lustres. L'année dernière, pourtant, la discussion a pris un tour nouveau. Les pays émergents, désormais pleins aux as, n'ont plus besoin du FMI. Actuellement le Fonds a seulement six accords de prêt, au lieu vingt-et-un en 1998. Puisque l'institution tire ses revenus de ses prêts, elle devrait, amusante perspective, être amenée à subir un ajustement structurel aussi pénible que ceux qu’elle prescrit généralement à ses clients. Le FMI s’est par ailleurs montré impuissant devant les déséquilibres globaux qui menacent la stabilité financière et économique internationale. Sur ces deux sujets, son action est de moins en moins pertinente. Le danger, comme l’a bien dit Mervyn King de la Banque d'Angleterre, est de voir le Fonds tomber dans l'obscurité.
 
Published by David MOUREY - dans Crises Financières
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Achat Or 15/03/2009 09:06

Nombre de personnes ne connaissent pas leur richesse et font appel au crédit. Actuellement le CAC 40 perd plus de 3% et l'or est au plus haut. C'est tout à fait emblématique de ce qu'il se passe depuis plus d'un an sur ces deux marchés. Si vous avez besoin d'argent et si vous possédez un peu d'Or sous quelque forme que ce soit, bijoux, déchets, pièces ou lingots, n'attendez pas, c'est le moment de vendre, vous serez étonné du montant récolté !
achat or

A Lire

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