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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 12:12

La Revue d'économie financière REF n° 100, publiée fin 2010 par l’AEF (Association d’économie financière) nous a proposé un premier volet d’une analyse complète du risque systémique.

Dans ce premier volet, les réflexions des auteurs portent sur les voies à pour réformer la finance et se prémunir au maximum contre le risque systémique ou risque de système.

Le numéro 101 de la REF s’intéressera à un second aspect du risque systémique : « Repenser la supervision ». Voir le billet suivant.

 

Le risque systémique désigne le fait que la faillite d’établissements de trop grande taille peut entrainer par contagion, en raison d’interdépendances multiples, la chute d’autres très grands établissements et progressivement, par effet domino, l’effondrement du système monétaire et financier avant, in fine, d’atteindre l’économie réelle.

La question du risque systémique, lequel se traduit par la destruction d’entreprises, d’activités, d’emplois, de revenus, …, de nombreux agents innocents relativement aux risques pris par quelques-uns, nous conduit à nous intéresser à deux autres phénomènes centraux dans une économie globalisée : le « Too big to fail » (trop gros pour s’effondrer) et l’Aléa moral.

Est considéré comme « Too big to fail » un établissement bancaire, financier, qui pourrait entrainer inexorablement dans sa chute d’autres établissements de grande taille, puis les autres, au point de mettre en péril la stabilité monétaire, financière, et économique dans son ensemble.

Il semble donc logique de vouloir éviter cela pour que des innocents ne paient pas un prix très élevés pour les erreurs d’une minorité.

Mais la nécessité, pour le bien être particulier et collectif, de sauver les établissements « Too big to fail » en vue d’éviter le risque systémique vient se heurter inévitablement au problème de l’Aléa Moral.

Il y a aléa moral lorsque ceux qui savent qu’ils seront sauvés, en vertu de la menace que fait peser sur tout le système leur effondrement, prennent encore plus de risques qu’ils ne le feraient s’ils savaient qu’ils ne seraient pas sauvés.

Le dilemme « risque systémique » versus « aléa moral » est bien connu des économistes.

Et s’il est facile à comprendre, il est bien moins facile à résoudre.

L’un des principaux intérêts de ces deux revues REF de l’AEF est justement de nous donner des pistes pour trouver une solution à cet épineux problème d’arbitrage.

 

 « Le risque systémique est apparu au grand jour quand la crise financière de 2007-2008 a failli « LE RISQUE SYSTÉMIQUE 1. Repenser la Finance »faire tomber le système financier mondial du fait des pertes contagieuses essuyées par de très grosses banques et des établissements financiers.

Les pouvoirs publics et les banques centrales ont permis d’éviter le pire en intervenant massivement et ont mis en place des réglementations destinées à prévenir la réapparition de telles situations.

La Revue d’économie financière a décidé de consacrer deux numéros au risque systémique : le numéro 100 (Repenser la finance) et le numéro 101 (Repenser la supervision).

Le numéro 100 traite des effets de contagion de la crise dans une première partie intitulée « La crise : jusqu’où ? », puis dans une seconde partie, « Le débat politique : vers une nouvelle finance ? », il retrace les grandes lignes des débats sur les causes de cette crise et la nécessité de redéfinir les règles de la finance.

En plus de ce thème principal, le numéro 100 propose la retranscription d’une table ronde sur le système monétaire international organisée par le GdRE Monnaie Banque Finance, ainsi que des articles sur des points particuliers de l’économie ou de la finance. »

 

« LE RISQUE SYSTÉMIQUE : 1. Repenser la Finance », Revue d'économie financière n° 100

322 pages

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Quelques contributions :

 

La gestion des crises systémiques et les réformes du système financier

Jacques de Larosière ,  Conseiller du président, BNP Paribas.

 

Quelle gouvernance pour la zone Euro ?

Paul de Grauwe, Professeur d’économie, université catholique de Louvain.

 

De la crise des collatéraux à la remise des dettes publiques

Gérard Thoris Professeur, Sciences Po.

 

Crise financière et politique monétaire

Benoît Besson, Benoît Nguyen Économistes à la direction des opérations de marché, Banque de France.

 

Régulation et confiance

Christian Noyer Gouverneur, Banque de France.

 

Re-réglementation financière internationale : un défi transatlantique

Jacques Mistral Professeur de sciences économiques, directeur des études économiques, Institut français des relations internationales (Ifri).

 

Le « partage de la charge » : de la théorie à la pratique

Dirk Schoenmaker Doyen, école de finance Duisenberg (Amsterdam) ; professeur de finance, banque et assurance, université libre d’Amsterdam.

 

Too big to fail : gouvernance et régulation des banques

Frédéric Lobez European center for corporate control studies, université Lille Nord de France.

 

Toutes les contributions se trouvent ici : REF n° 100

http://www.aef.asso.fr/parution.jsp?prm=58621

 

Published by David Mourey - dans Livre d'économie
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commentaires

Stéphane 24/07/2011 14:56



Plus clair que n°2 mais trés difficile à avaler quand on comprend que la prise de risque de ces grand groupes est d'autant plus importante qu'ils savent qu'ils seront "sauvés".


Ainsi on leur permet d'être de plus en plus gros et de prendre de plus en plus de risques sans réelle crainte .


Ici l'économie faisant la page belle aux plus puissants se suicide d'elle même et fait de l'économie de marché ou l'on est toujours racheté par plus gros le "lobbiing" de quelques puissants qui
tiennent les reines.


C'est bien triste pour un rêveur comme moi qui pense que la multitude doit l'emporter sur l'unique.


La dictature a donc gagné j'aurais préféré ne npas le savoir.



A Lire

Banque de France La Crise de la Dette Souveraine Juin 2012 BIS BRI 82e Rapport annuel 2011 2012