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  • David Mourey
  • Professeur d'Economie et de Sociologie

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au SENAT, Banque de France, ..., Pontault-Combault
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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:54
 
OCDE De la Crise à la Reprise
L’OCDE nous propose régulièrement, dans la collection Les Essentiels, de petits ouvrages d’un peu moins de 150 pages sur des thèmes divers.
Que sont Les essentiels de l'OCDE ?
Une collection qui s'appuie sur les analyses et les statistiques de l'OCDE pour présenter et répondre aux principales questions économiques et sociales de notre temps.
A qui sont-ils destinés?
Les essentiels de l'OCDE sont rédigés pour des lecteurs non spécialistes, des lycéens et des étudiants. Ils emploient un vocabulaire simple, évitent les termes techniques et les questions sont illustrées d'exemples concrets tirés du monde réel. Ces publications permettent de faire le point de manière claire sur des questions majeures qui se posent à ses membres.
 
Le texte synthétique et pédagogique facilite la lecture et rappelle l’essentiel de ce qu’il faut retenir. Il s’agit donc d’un très bel outil pédagogique à utiliser sans modération.
     
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le numéro publié au cours de l’année 2010 et intitulé : « De la Crise à la Reprise ». Avec deux années de recul, ce type de lecture se révèle très utile. Je ne vais pas faire un résumé du livre, mais je vous propose juste den lire ci-dessous un extrait significatif.
 
Dans le dernier chapitre « Cinq questions pour l’avenir », les auteurs répondent à la question suivante : « Comment réduire les déficits ? » Cette question est d’une telle actualité dans la zone euro, qu’il est captivant de lire ce qu’en disaient nos experts il y a plus de deux ans ! On voit alors à quel point nous avons perdu beaucoup de temps en raison de l’incapacité de nos dirigeants à prendre les bonnes décisions. Un bref rappel de quelques idées simples suffit parfois pour sortir des discours simplistes !
 
Comment réduire les déficits ?
     
En dernière analyse, les gouvernements ont seulement deux options pour s’attaquer au  déficit : augmenter les impôts ou réduire les dépenses.
 
Augmenter les impôts : L’augmentation des impôts, rarement populaire auprès des électeurs, accroît les revenus des gouvernements et réduit donc leur besoin d’emprunter. Hormis les  obstacles politiques, il y a cependant des limites à l’ampleur des mesures que peuvent envisager la plupart des gouvernements (même si l’appétit pour les impôts diffère grandement selon les pays). Un niveau d’imposition trop élevé affecte en effet le pouvoir d’achat des consommateurs ainsi que les incitations et la capacité des entreprises à investir. Dans une économie mondialisée, cela peut également amener particuliers et entreprises à s’installer dans des pays où les impôts sont plus faibles. La fiscalité offre néanmoins des marges de manoeuvre importantes, et certaines hausses d’impôts sont moins douloureuses que d’autres. Par exemple, augmenter les impôts fonciers et les impôts indirects, comme les taxes sur les ventes et les taxes sur la valeur ajoutée, semble avoir un impact moindre sur l’activité économique qu’augmenter les impôts sur le revenu. Et des impôts « verts » pourraient procurer le double avantage de gonfler les coffres de l’État tout en décourageant les émissions de carbone.
 
Réduire les dépenses : Dans certains domaines, le gouvernement a parfois des difficultés à revenir sur ses dépenses : lorsqu’un groupe particulier en bénéficie, il ressent de façon très aiguë toute réduction, ce qui peut l’inciter à vouloir protester bruyamment. À l’inverse, les bénéfices de certaines réductions sont si largement diffusés dans la société (par exemple à tous les contribuables) qu’il est difficile pour quiconque d’être tenté de les contester. Outre les défis politiques de ce type, réduire les dépenses impose de prendre en compte d’importantes questions de stratégie économique. Par exemple, si l’éducation absorbe une part significative des dépenses publiques dans les pays de l’OCDE (environ 13 %), on peut en grande partie l’envisager comme un investissement dans le capital humain qui profitera à la croissance économique à long terme. De même, si elles peuvent sembler coûteuses à court terme, les dépenses consacrées à l’innovation et à la R-D peuvent contribuer à tirer la croissance dans les années à venir. Les gouvernements peuvent également décider de certaines réductions ayant peu d’impacts immédiats, ce qui les rend politiquement plus acceptables, mais constituant une source potentielle d’avantages à long terme (des changements touchant l’offre de soins de santé et les retraites, par exemple).
 
La solution de la croissance : Une troisième solution, extrêmement attrayante, et dont nous n’avons pas encore parlé, est de sortir de la dette grâce à la croissance. (Certains professeurs d’économie évoquent une quatrième option consistant pour les gouvernements à déclencher une poussée d’inflation vive et brève, ce qui serait cependant difficile à réaliser dans la pratique.) En période de croissance, les dépenses d’aide sociale diminuent automatiquement à cause du recul du chômage, tandis que les recettes fiscales s’accroissent grâce à l’augmentation des salaires et des profits des entreprises. Le problème, c’est que la croissance ne relève pas d’une simple décision des gouvernements, contrairement aux deux premières options – augmenter les impôts et réduire les dépenses. En trouvant le bon dosage entre la fiscalité et l’investissement, les gouvernements peuvent néanmoins créer les circonstances qui favorisent la croissance.

 

Lisez dés que possible ces petits ouvrages fort accessibles ! 

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Published by David Mourey - dans Crises Financières
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