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David MOUREY
Pontault-Combault (77340)
  Professeur de Sciences Economiques et Sociales

 
La démocratie exige le débat
 
L’objectif de ce blog est de tenter de valoriser le débat et la démocratie. Certes, l’objectif est ambitieux mais l’ampleur de l’enjeu ne doit pas nous conduire à la résignation. Nous devons nous en donner les moyens.
   
Voir l'article :   "De l’importance du débat dans une démocratie moderne"
   
« J’apprends beaucoup des gens avec qui je suis en désaccord,
j’apprends très peu des gens avec qui je suis d’emblée en accord.
C’est normal car être en désaccord implique de comprendre
la nature, la valeur, la profondeur de l’argument
qui est utilisé dans le débat. »
.
   CONFERENCE DE JEAN-PAUL FITOUSSI, Mercredi 20 avril 2005
.
Mardi 13 mai 2008
par David MOUREY publié dans : Démocratie
 
Vous trouverez en cliquant sur l'un des deux liens suivant, la liste complète des articles et billets en ligne sur ce blog, classés du plus récent au plus ancien.: Liste complète http://democratieetavenir.over-blog.com/liste-article-blog.php
 
 Quel enseignement de l’économie au lycée ?
« Vertus et infortunes des Sciences Economiques et Sociales »
 
Colloque au Palais du Luxembourg, Salle Médicis, Lundi 21 avril 2008
 
 
En Patenariat
avec
.

  PONTAULT-COMBAULT
.

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Samedi 20 octobre 2007
par David MOUREY publié dans : Démocratie
 
Les rencontres entre le Dalai-Lama, chef spirituel et politique du Tibet, Prix Nobel de la Paix en 1989 et défenseur pacifique des libertés et de la démocratie, et de nombreux dirigeants occidentaux sont des signes forts envoyés à ceux qui cherchent à défendre et à promouvoir l’essor de la démocratie dans le monde et à ce titre, elles trouvent toutes leur place sur ce blog.
 
Le Dalai-Lama rencontre Georges BUSH à la Maison-Blanche
 
Bush honore le dalaï lama et fâche Pékin
 
« Le Dalaï-lama a reçu des mains du président américain la plus haute distinction du Congrès avec tout le décorum de la république américaine sous la coupole majestueuse du Parlement, a indiqué Drew Hammill, un porte-parole de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi. »
 
Georges Bush est devenu le premier président américain
à apparaître en public au côté du Dalaï-lama.
 
 
 
 
 
« L’exaspération chinoise, pour qui les Etats-Unis honorent un dangereux indépendantiste en exil, risque alors d’être à son comble. La Chine a exprimé son «profond mécontentement» et a demandé l’annulation de ces rendez-vous. »
« Ils constituent une «ingérence dans les affaires intérieures chinoises» et risquent de «saper gravement» les relations bilatérales »
« Selon son envoyé spécial Lodi Gyari, le dalaï lama a reçu «un engagement très clair et très ferme» de Bush à aider à résoudre les querelles entre le leader tibétain et Pékin. «Je voulais exprimer ma gratitude au président Bush, il a vraiment pris au sérieux la situation» au Tibet, a dit le leader tibétain après la rencontre. Nous avons développé une amitié étroite», a-t-il ajouté. La Chine craint que les Etats-Unis ne renforcent la stature internationale du dalaï lama, prix Nobel de la paix, qui personnifie à l’étranger l’opposition au régime communiste. Elle considère le Tibet comme une partie inaliénable du pays et s’inquiète de ce qui pourrait aider les menées séparatistes qu’elle prête au dalaï lama. »
 
 
La rencontre entre le Dalaï-lama et Angela Merkel
 
La rencontre entre le Dalaï-lama et Angela Merkel, en septembre, avait déjà provoqué la colère des dirigeants chinois
 
Angela Merkel avait apporté son soutien à « la politique non violente visant à une autonomie religieuse et culturelle » du Tibet défendu par le dalaï-lama.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La chancelière allemande, Angela Merkel, avait précisé que sa rencontre avec le leader tibétain en exil, dimanche, entrait dans le cadre d'un « entretien privé et informel ». Mais le caractère historique de cette visite (la première d'un tel niveau avec un chef de gouvernement allemand) et le soutien apporté par Angela Merkel à la politique non violente défendue par le dalaï-lama vaient provoqué la colère des autorités chinoises.
 
Le dalaï-lama en Occident, un défi pour Pékin
 
A Pékin JEAN-JACQUES Mével, le 22 09 2007, pour l’AFP
 
« À un an des JO de Pékin, la tournée occidentale du dalaï-lama (ici lors d'un discours prononcé hier à Münster en Allemagne) ramène la question tibétaine au devant de la scène internationale.
 
De Vienne à Washington, une tournée quasi officielle du Prix Nobel de la paix va propulser la question tibétaine au premier plan et donner du fil à retordre à la propagande chinoise.
 
L'itinéraire du chef spirituel du bouddhisme tibétain, entamé par une rencontre avec le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer, … un rendez-vous avec Angela Merkel à Berlin. L'entretien, inédit en Allemagne, est un défi aux objurgations chinoises. Mais c'est tout sauf une surprise. La chancelière a recentré sa diplomatie sur les droits de l'homme et sur l'environnement. En visite officielle le mois dernier, elle avait discuté avec plusieurs militants, intellectuels et journalistes chinois qui tentent vainement de desserrer l'étau de la dictature.
 
Droit de regard peu dissuasif
 
Le Tibet, annexé il y a cinquante-six ans par Mao, reste pour Pékin une question aussi névralgique que Taïwan, l'île démocratique qui persiste à narguer le continent. Le paisible exilé de Dharamsala, au nord de l'Inde, est considéré comme un séparatiste aussi dangereux que le turbulent président taïwanais Chen Shui-bian. Les capitales qui s'apprêtent à l'accueillir reçoivent l'avertissement rituel : « Sous une apparence religieuse, le dalaï-lama est un exilé politique engagé de longue date dans des activités sécessionnistes. La Chine s'oppose à tout contact officiel de quelque pays que ce soit avec lui. »
 
Le droit de regard que Pékin s'attribue sur le carnet de rendez-vous des dirigeants occidentaux n'est, semble-t-il, pas très dissuasif. Le premier ministre canadien Stephen Harper est le suivant sur la liste et George W. Bush sera le point d'orgue. Le président américain devrait assister personnellement à la remise au dalaï-lama de la médaille d'or du Congrès, le 27 octobre prochain, dans la rotonde du Capitole.
 
 Le fait que cette distinction a été conférée dans le passé à des « libérateurs » comme Churchill, Mandela ou Jean-Paul II ajoute sûrement à l'inconfort des maîtres du PC chinois. Le Times rapporte incidemment que le président américain n'aurait accepté d'assister à l'ouverture des Jeux de Pékin, le 8 août prochain, qu'avec l'intention de « faire passer cette pilule » tibétaine à son homologue chinois. La Maison-Blanche aurait également pressé Hu Jintao d'autoriser le dalaï-lama à se rendre en Chine, avant les JO.
 
Un dialogue dans l'impasse
 
 Rien, ni à Pékin ni surtout au Tibet, ne permet d'espérer un geste de la direction chinoise. Le « dialogue » avec les exilés de Dharamsala, relancé en 2002, est dans l'impasse. Le dalaï-lama juge qu'un retour en Chine serait « futile » aussi longtemps que Pékin refuse d'admettre la réalité du problème tibétain. Au Tibet même, la répression contre les fidèles s'intensifie sous la conduite de Zhang Qingli, nouveau secrétaire du parti, proche de Hu Jintao et ex-patron d'une organisation de colons au Xinjiang musulman.
 
L'intérêt que suscitent les JO et la montée en pression qu'ils offrent à la critique internationale de tout bord pourrait pourtant pousser à l'accommodement, comme dans le cas du Darfour. « La Chine sait traiter d'État à État, mais elle a le plus grand mal à contrer les campagnes d'opinion, les médias étrangers ou les mouvements humanitaires », dit Shi Yinhong, expert des relations internationales à l'Université du peuple. Pour Pékin, rien ne serait pire que de voir gâchée la fête de l'été 2008. »
 
 
A lire les rapports du Sénat
 
Quelle solution politique pour le Tibet ?
 
Rapport de groupe interparlementaire d'amitié No 77 (2007-2008)
 
 
Rapport de groupe interparlementaire d'amitié
n° 77 (2007-2008) - 17 octobre 2007
 
« Alors que la Chine s'apprête à accueillir les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, la question tibétaine demeure ouverte devant l'opinion publique planétaire, comme une tache sombre sur l'image que cette grande nation offre au reste du monde.
Considérant que la position officielle des autorités chinoises mérite d'être entendue, une délégation du groupe d'information sur le Tibet du Sénat s'est rendue, à l'invitation de l'Assemblée nationale populaire de Chine, à Lhassa et à Pékin du 21 au 31 août 2006. Les entretiens tenus à cette occasion ont été courtois mais francs.
Les données historiques et économiques de la question tibétaine sont l'objet d'une âpre controverse. Mais, par-delà l'opposition des points de vue, le dialogue entre les autorités chinoises et les représentants du Dalaï-Lama apparaît aujourd'hui comme la seule voie vers une solution politique. »
 
Le Dalai Lama à Nantes en 2008
 
 
« On connaît désormais bien en occident Sa Sainteté le XIVème Dalaï Lama en tant que chef temporel et spirituel des tibétains en exil, prix Nobel de la Paix.
Mais un autre aspect de sa personnalité est peut être moins connu.
Sa Sainteté, qui se décrit volontiers comme un simple moine est également un enseignant de la philosophie bouddhiste parmi les plus érudits. Ses enseignements attirent de très nombreux pratiquants et sympathisants dans tous les pays du monde.
C'est dans ce cadre, que s'organise sa venue à Nantes. Sa Sainteté le Dalaï Lama répond à l'invitation de trois centres bouddhistes tibétains qui, pour l'occasion, se sont fédérés en l'association : Océan de Sagesse - Nantes 2008.
Son séjour dans la ville de Nantes est prévu du vendredi 15 août au mercredi 20 août 2008.
Le programme se divise en trois parties :
  • Une conférence publique sur le thème "Paix intérieure, paix universelle"
  • Quatre jours et demi d'enseignements sur "l'esprit d'Eveil", approche selon le "Traité de la Voie Médiane" de Nagarjuna et d'autres commentaires.
  • Une initiation de Padmasambhava, selon les trésors spirituels découverts par le Vème Dalaï Lama sera donnée le dernier jour.
Cette première visite dans l'Ouest de la France représente pour les étudiants et pratiquants du bouddhisme comme pour toutes les personnes sensibles au message de Paix du Dalaï Lama une opportunité exceptionnelle de nourrir leur démarche en présence de Sa Sainteté.
Pour en savoir plus sur Sa Sainteté le Dalai Lama, cliquez ici. » »
 
Le site national de France Tibet
 
 
Sur Internet
 
·                                 Un communiqué annonçant la remise de la Médaille d'Or (en anglais)
·                                 Un discours du Dalaï Lama après une rencontre avec Clinton (en 1998)
·                                 Le site du gouvernement tibétain en exil (en anglais)
·                                 Portrait du Dalaï Lama
·                                 La Chine sur le site du Quai d'Orsay
·                                 Le Tibet sur le site de l'ambassade de Chine
·                                 Une fiche sur la Médaille d'or du Congrès (Wikipédia)
 
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Samedi 20 octobre 2007
par David MOUREY publié dans : Démocratie
 
Les rencontres entre le Dalai-Lama, chef spirituel et politique du Tibet, Prix Nobel de la Paix en 1989 et défenseur pacifique des libertés et de la démocratie, et de nombreux dirigeants occidentaux sont des signes forts envoyés à ceux qui cherchent à défendre et à promouvoir l’essor de la démocratie dans le monde et à ce titre, elles trouvent toutes leur place sur ce blog.
 
Dans la presse française
  
A lire dans le quotidien « Le Monde »
 
LE MONDE | 17 octobre 2007 | Bruno Philip | 415 mots
Sans doute le dalaï-lama est-il une figure commode permettant à l'Occident de se racheter une conscience à bon marché face au dragon chinois. On l'aime bien, en Occident, le dalaï-lama. Mais si l'intérêt pour sa philosophie et ses enseignements drainent des foules toujours plus nombreuses de...
 
LEMONDE.FR | 16 octobre 2007 | avec AFP | 234 mots
Le président américain doit rencontrer le dalaï-lama mardi à Washington. Mercredi, le chef spirituel tibétain doit se voir remettre la Médaille d'or du Congrès, la plus haute distinction civile du Parlement américain.
 
 
LE MONDE | 17 octobre 2007 | Bruno Philip et Corine Lesnes | 503 mots
Le chef spirituel des Tibétains a été reçu à la Maison Blanche par George Bush, avant d'être honoré au Congrès en présence du président. La Chine avait auparavant demandé l'annulation de leur rencontre.
 
 
LEMONDE.FR | 17 octobre 2007
Le dalaï-lama s'est entretenu, mardi 16 octobre, avec le président américain, George Bush. A l'issue de cette rencontre, le chef spirituel tibétain s'est félicité du fait que M. Bush "soit concerné par la situation au Tibet".
 
LE MONDE | 25 septembre 2007 | Cécile Calla | 223 mots
La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est attirée le courroux de Pékin en prenant l'initiative de recevoir le dalaï-lama à Berlin, dimanche 23 septembre. Au cours de cet entretien, Mme Merkel a assuré le chef spirituel tibétain de son soutien dans sa « politique en faveur d'une autonomie...
 
A lire dans le quotidien Le Figaro
 
 
1.
 
17/10/2007
Entouré par George Bush, qui lui a tenu la main au moment où il est monté sur une estrade, et par la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, le dalaï lama s'est vu remettre la médaille du Congrès, plus haute distinction civile accordée par le Congrès américain., Pékin voyant d'...
 
2.
 
17/10/2007
En plein congrès du PC, le président Hu Jintao vit comme une humiliation les honneurs rendus au dalaï-lama. En trois semaines et malgré les objurgations chinoises, le dalaï-lama a réussi à décrocher des invitations au plus haut niveau à Vienne, Berlin et Ottawa. L'entretien privé du dalaï-la...
 
3.
 
16/10/2007
Comme prévu, George Bush a accueilli le dalaï-lama. Malgré Pékin, Bush rencontre le dalaï-lama Tenzin Gyatso, 14è dalaï-lama, a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement contre l'autorité chinoise en 1959. Pékin a fait savoir mardi son " profond mécontentement " et sa " ferme opposition " ...
 
4.
 
02/10/2007
Le dalaï-lama, chef politique d'une authentique théocratie médiévale, est reçu comme un pur mystique. Mais Alexis II devrait, lui, rendre compte de tous les miasmes qui montent du cadavre communiste ! ...
 
5.
 
26/09/2007
La chancelière allemande a précisé que sa rencontre avec le leader tibétain en exil, dimanche, entrait dans le cadre d'un " entretien privé et informel ". La chancelière allemande, Angela Merkel, a précisé que sa rencontre avec le leader tibétain en exil, dimanche, entrait dans le cadre d'un " e...
 
6.
 
25/09/2007
Le dalaï-lama, leader spirituel tibétain et autorité morale du bouddhisme, a apporté son " plein soutien " aux moines. Pékin souhaite que le gouvernement birman gère " correctement " le mouvement de protestation, tout en réaffirmant ne pas vouloir s'ingérer dans les affaires intérieures birman...
 
7.
 
22/09/2007
Après le Darfour qui contraint Pékin à nuancer son soutien au Soudan, c'est au tour du dalaï-lama de se hisser sur la scène : de Vienne à Washington, une tournée quasi officielle du Prix Nobel de la paix va propulser la question tibétaine au premier plan et donner du fil à retordre à la propagan...
 
 
A lire dans le quotidien Libération
 
1.
 
17/10/2007
Bush deviendra le premier président américain à apparaître en public au côté du dalaï lama. Bush honore le dalaï lama et fâche Pékin Bush honore le dalaï lama et fâche Pékin Après l'avoir reçu mardi, le président américain remet mercredi au chef tibétain la plus haute distinction du Congrès....
http://www.liberation.fr/actualite/monde/285453.FR.php
 
3.
 
 
16/10/2007
La Chine a demandé mardi aux Etats-Unis d'annuler tous les honneurs prévus cette semaine à Washington pour le dalaï lama, mettant en garde contre une dégradation des relations bilatérales. La Chine affirme avoir libéré le Tibet d'une oppression féodale en l'occupant en 1949. Elle y a établi un...
http://www.liberation.fr/actualite/monde/285166.FR.php
 
 
6.
 
26/09/2007
Aussi - pacifique soit-il, le dalaï-lama n'en est pas moins, à 72 ans, un fin politique. La chancelière, malgré deux avertissements courroucés de Pékin à l'an nonce de la - venue du dalaï - - lama à Berlin, est restée inflexible sur son engagement sur les droits de l'homme, déjà avancé en août...
http://www.liberation.fr/actualite/monde/280814.FR.php
 
 
A lire dans l’hebdomadaire le « Nouvel Observateur »
 
 
DIPLOMATIE
 
 
 
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Lundi 10 septembre 2007
par David MOUREY publié dans : Démocratie
 
Dans une note récente, le Centre d'analyse stratégique s’interroge sur le débat public en tant qu’outil possible de préparation des réformes.
 
La Note de Veille 2007 n°71 du Centre d'analyse stratégique: http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=658
 
Sur ce blog, je défend l’idée, chère à Amartya SEN (prix Nobel d’économie en 1998), que la démocratie ne peut exister durablement qu’en se fondant notamment sur la promotion de la libre discussion.
 
Mais ce type de pratique démocratique n’est pas simple à mettre en œuvre. De nombreux obstacles techniques se dressent sur le chemin de la pratique de la libre discussion en démocratie.
 
Dans ces conditions, il me semble logique d’annoncer la parution de cette étude synthétique, dans un premier temps, avant d’en faire un commentaire dans un second temps.
 
Le débat public : un outil possible de préparation des réformes ?
 
L’analyse est structurée en trois parties
 
- Les sens et les caractéristiques du débat public actuel
 
- Le débat public de projet : une procédure désormais bien rodée
 
- Les débats possibles futurs et les limites de l'exercice
 
Commission nationale du débat public (CNDP)
 
« Créée par la loi, dite Barnier, de 1995, redéfinie par la loi démocratie de proximité de 2002, la procédure de débat public relative aux grandes opérations d’aménagement d’intérêt national semble désormais bien rodée. Au moment même où une nouvelle Commission nationale du débat public (CNDP) va commencer ses travaux, l’extension possible de cette procédure à des sujets techniques ou de société plus généraux (énergie et changement climatique, OGM, etc.) paraît intéressante à explorer, d’autant que l’idée même de développement technologique n’est plus systématiquement synonyme de progrès. Si l’essence même de notre démocratie réside dans le vote, dans une société que certains considèrent comme désenchantée par le politique, mais qui répond cependant présente lorsqu’elle trouve de l’intérêt aux enjeux qui lui sont soumis, se pose la question de savoir comment donner forme à une « souveraineté plus active ».
 
« Les sens et les caractéristiques du débat public actuel »
 
« Le débat public remplit une triple fonction, qui devrait être exposée à l’ensemble des participants au débat.
Il doit, avant tout, offrir un lieu de débat où peuvent s’exprimer les conflits entre intérêts généraux.
Il peut également permettre d’éclairer la démocratie représentative sur le sens de la décision qu’elle doit prendre, en présentant l’ensemble des arguments et des suggestions exprimés lors du débat.
Enfin, il doit contribuer pleinement à la conception et à l’élaboration du projet (dont l’idéal réside dans la co-production d’un certain nombre de ses éléments). »
 
Si la pratique du débat public n’est pas contestable dans le principe, concrètement, sa mise en œuvre est fort complexe.
 
« Les débats possibles futurs et les limites de l’exercice »
 
L’expérience des débats publics (…) « menés en 2005 sur la gestion des déchets radioactifs et sur la question des transports dans le sud-est de la France montre que la réalisation de débats portant sur des sujets techniques d’ampleur nationale ou sur des réformes de société est possible et peut même paraître séduisante. »
 
Mais, « l’exercice du débat public suppose le respect d’un certain nombre de conditions », en particulier :
 
« Un débat public doit être mis en oeuvre dans la mesure où il répond à son rôle premier qui est d’éclairer le gouvernement sur une décision future : en l’absence d’un projet devant aboutir à une décision, il est donc préférable de ne pas lancer de débat public. »
 
« Le débat public doit intervenir suffisamment en amont pour que la réalisation de la réforme comporte encore un certain nombre d’options pouvant être débattues. »
 
« Le débat public doit cependant intervenir suffisamment en aval pour que soit possible un réel enrichissement par l’expérience personnelle des participants. »
 
« Si le gouvernement veut poursuivre un objectif d’information du public (..) il est vraisemblable que l’organisation du débat doive faire l’objet d’un ou de plusieurs partenariats avec des médias nationaux (..) que les enjeux du débat soient exposés en des termes clairs et simples. La manière dont sont formulées les questions auxquelles devra répondre le public est à cet égard extrêmement importante. »
 
« Une large information du public est nécessaire à l’issue de la décision postérieure au débat : elle devrait, dans l’idéal, expliquer le sens de la décision retenue par le gouvernement en précisant les raisons qui ont conduit à retenir ou à écarter les principaux arguments issus du débat. Le débat public n’est pas approprié à toutes les situations Le débat public ne peut pas être un simple exercice d’information. »
 
« Enfin, le débat public ne peut traiter d’un sujet trop général ou mal défini. Il en va ainsi du dossier des nanotechnologies qui, dans la richesse des innovations qu’il permet d’entrevoir, recèle une multitude de situations extrêmement différentes.. »
 
Des exemples de futurs débats publics peuvent ainsi être envisagés :
 
– «  la lutte contre le réchauffement climatique en est un. Elle nécessite une mobilisation de tous : le « Grenelle de l’environnement » devrait permettre de fixer les objectifs à suivre dans les prochaines années pour réduire nos émissions, et d’esquisser un certain nombre de programmes d’actions. »
 
– « plus généralement, il faut étudier la possibilité d’organiser des débats publics en amont de réformes importantes de notre société. Celles-ci pourraient donner lieu à la publication d’un Livre Vert présentant la problématique et les différentes options possibles, puis à l’organisation d’un débat public intégrant les avis critiques de différents « experts » du domaine. La parution, par la suite, d’un Livre Blanc exposant la solution retenue pourrait être considérée comme le résultat publié du débat, ou donner lieu à une seconde concertation plus courte. »
 
A consulter :
 
 
 
 
 
 
 
 
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