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David MOUREY
Pontault-Combault (77340)
  Professeur de Sciences Economiques et Sociales

 
La démocratie exige le débat
 
L’objectif de ce blog est de tenter de valoriser le débat et la démocratie. Certes, l’objectif est ambitieux mais l’ampleur de l’enjeu ne doit pas nous conduire à la résignation. Nous devons nous en donner les moyens.
   
Voir l'article :   "De l’importance du débat dans une démocratie moderne"
   
« J’apprends beaucoup des gens avec qui je suis en désaccord,
j’apprends très peu des gens avec qui je suis d’emblée en accord.
C’est normal car être en désaccord implique de comprendre
la nature, la valeur, la profondeur de l’argument
qui est utilisé dans le débat. »
.
   CONFERENCE DE JEAN-PAUL FITOUSSI, Mercredi 20 avril 2005
.
Mercredi 5 mars 2008
par David Mourey publié dans : Emploi et chômage

 

En complément des nombreux billets, rappelés ci-dessous, que j’ai proposé sur l’emploi, le chômage et le plein empli, je vous invite à visiter le site de mon collègue Jean-Paul Simonnet et en particulier de lire cet excellent et très pédagogique article sur les chiffres du chômage :
 
par Jean-Paul Simonnet
 
Et en plus, il y a la photo de Jean-Paul. Trop cool !
 
A Lire :
 
 
 
 
Travail, Emploi et Chômage 1/4 : Qu’est-ce que le travail ?
 
Travail, Emploi et Chômage 2/4 : Qu’est-ce que l’emploi ?
 
Travail, Emploi et Chômage 3/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (2/2)
 
Travail, Emploi et Chômage 4/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (1/2)
 
A consulter :
 
 
 
 
 
 
 
Lettre de L’Ofce, N°286 - 11/06/2007
 
 
clair & net@ofce
Une e-contribution des chercheurs de l'OFCE aux débats économiques et sociaux
 « Chômage : en attendant l’Insee », 13 février 2007
Matthieu Lemoine                                                                                        
Avec le report à l’automne prochain des résultats de l’enquête emploi, la seule source pertinente pour mesurer le chômage, une polémique a enflé sur la réalité de sa baisse...                                                                   Lire la suite>>
 
Jacques Freyssinet, « Note Lasaire »,
« Controverses sur les chiffres du chômage »février 2007
 
Eric Maurin
« Chômage : sueurs et contorsions au Conseil de la Statistique »
 
A consulter aussi :
 
CERC Le Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale
 
Le Cercle des économistes
 
CEREQ Centre d'études et de recherches sur les qualifications
 
CES Conseil économique et social
 
DARES Direction de l'animation et de la recherche des études et des statistiques
 
INSEE Institut National de la Statistique et des Études Économiques
 
IDE Institut de l'entreprise
 
IRES Institut de Recherches Economiques et Sociales
 
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Lundi 7 janvier 2008
par David MOUREY publié dans : Emploi et chômage

 

« Sommes-nous des paresseux ? ». Tel est le titre du livre que vient de publier Guillaume DUVAL rédacteur en chef du mensuel « Alternatives économiques ». Je n’ai pas encore lu ce livre dont j’ai pris connaissance de la parution en lisant une critique dans le dernier numéro de l’hebdomadaire « Challenges »

.

Sur le livre « Sommes-nous des paresseux ? »
 
Dans cette critique, « Quelques vérités sur le supposé déclin français », Airy ROUTIER et Patrick FAUCONNIER, reconnaissent en toute honnêteté les mérites du livre du rival DUVAL. En effet, Challenges et Alternatives économiques n'ont pas toujours des approches très convergentes des questions économiques. Ils admettent que le livre de notre « Alter économiste » prend toujours ses distances avec les polémiques stériles. « Connaissant le parti pris un peu militant de ce bon mensuel, on craint un énième avatar du débat hystérique entre anti et prolibéraux. Il n'en est rien. Pas d'idéologie mais des chiffres avec un souci d'objectivité. »
 
« Oui, l'école va mal. Oui, les inégalités de patrimoine sont énormes. Oui, les Britanniques font mieux que nous (surprise !). Non, nous ne sommes pas en déclin : ce sont les géants (Chine, Inde, Brésil, Russie) qui grimpent. «Ce n'est pas parce que les Indiens vont mieux que nous sommes condamnés à aller plus mal. Nous ne nous maintenons au 6e rang qu'au prix de très fortes inégalités. Les Danois, au 26e rang, vont très bien ! Les Français, qui ont souvent pris la grosse tête depuis deux siècles, doivent redescendre sur terre et s'habituer à l'idée qu'ils ne pèsent que 1%du monde.» Conclusion : la France balance entre le libéralisme anglo-saxon et le modèle Scandinave. Celui-ci serait préférable, mais notre pays est si élitiste que nous n'en prenons pas le chemin. »
 
Cette critique positive et constructive m’étonne peu car il est comme cela Guillaume DUVAL. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai invité, et il a accepté de venir, trois fois déjà. Patrick FAUCONNIER montre également qu’il sait se tenir à distance des préjugés pour mieux juger sur pièce. Maintenant, j’aimerai bien connaître la critique qu’a pu faire Guillaume DUVAL de l’ouvrage « La fabrique des meilleurs: Enquête sur une culture d'exclusion » de Patrick FAUCONNIER, qui a valu à ce dernier le Prix du Livre d'Économie en 2005.
 
Le Prix du Livre d'Economie, à ne pas confondre avec le prix des lecteurs du livre d’économie, récompense depuis 1999 un ouvrage à valeur pédagogique paru dans l'année écoulée. Il est décerné lors de la Journée du livre d'économie, par un jury composé de journalistes. La Journée du Livre d'économie se déroule à la Cours des comptes depuis 2005 (après 5 années passées au Sénat). L'ouvrage primé doit favoriser l’analyse et la réflexion, contribuer à la revalorisation du discours et de la pensée économique, sociale et politique.
 
Sur la thèse sous jacente à la question
 « Sommes-nous des paresseux ? »
 
La réduction du temps de travail est une tendance de long terme et en France, on observe une forte baisse de la durée annuelle du travail des salariés à plein temps. A très long terme, l’histoire de la croissance des gains de productivité, l’histoire de la croissance économique et l’histoire de la réduction du temps de travail se conjuguent pour produire leurs effets.
 
En France, la durée annuelle du travail pour un salarié à plein temps est passée de 2024 heures en 1960 à 1 434 heures en 2005.
 
Cela étant, dans tous les pays développés, la durée annuelle du travail des salariés à plein temps a fortement diminué entre 1950 et le début des années 80. Depuis, on peut constater un ralentissement voire un arrêt de cette baisse comme aux Etats-Unis et en Turquie, par exemple.
 
Entre 1998 et 2004 la durée annuelle moyenne du travail de l’ensemble des salariés a diminué au rythme annuel de 1 % en France, contre 0,1 % aux États-Unis, 0,2 % en Espagne, 0,4 % au Royaume-Uni et 0,9 % en Allemagne. Le passage aux 35 heures semble avoir accentué le rythme de diminution de la durée du travail par rapport à nos principaux partenaires. Il est de plus en plus admis que l’évolution de notre réglementation en matière de temps de travail (39 heures en 1981 et 35 heures en 1998) a favorisé la forte baisse de la durée moyenne de travail et, logiquement, la baisse du revenu relatif des travailleurs.
 
Mais surtout, la forte baisse de la durée annuelle moyenne du travail en France se caractérise par une réduction de la durée du travail des salariés à temps plein. Le développement du travail à temps partiel favorisé par l’entrée des femmes sur le marché du travail est une des explications de cette tendance récente, mais ce n’est pas l’explication principale.
 
L’hypothèse d’Olivier BLANCHARD : une préférence pour le loisir
 
Quelques observateurs avancent l’hypothèse du  « choix de société » pour expliquer notre réglementation et les conséquences induites. Il est possible que les Français aient, comme de nombreux européens, une préférence pour le loisir plus marquée que les américains. Cette thèse, soutenue par Olivier BLANCHARD  en 2004, qui ne peut être rejetée de facto, est à la fois vraie et fausse.
 
Elle peut permettre de comprendre la baisse du nombre d’heures travaillées par salarié à temps plein depuis près de 30 ans en France et, plus généralement, en Europe.
 
Surtout, elle pose une question difficile : « comment expliquer que des sociétés industrielles qui se ressemblent finalement beaucoup, fassent des choix aussi différents en termes d’arbitrage entre travail (revenu) et le loisir ? »
 
De l’arbitrage entre le loisir et le travail
 
Pour un individu, le loisir procure d’autant plus de « bien être » que d’autres personnes sont susceptibles de participer en même temps que lui à ses activités de loisir. Le loisir est source d’externalités positives.
 
De ce point de vue, les personnes auraient intérêt à être en loisir ensemble. « Mais, sans intervention extérieure, la majorité des personnes seraient incapables de se coordonner sur des plages de loisir prises en commun. La réglementation du temps de travail permettrait de résoudre, en partie, ce problème de coordination en imposant des périodes communes de loisir et en incitant à travailler moins longtemps. »
 
Les sondages et l’arbitrage entre le loisir et le revenu
 
Selon un sondage de l’IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche en janvier 2005, 77 % des français « préféreraient conserver leur temps de travail actuel » tandis qu’ils sont 18 % à affirmer désirer « travailler plus ».
 
De manière plus générale, de nombreux sondages sur la question nous apprennent de façon convergente que la majorité des Français ne désirent pas travailler plus, mais qu’il y a une minorité conséquente (environ 40 % en décembre 2006) prête à sacrifier de son temps libre pour gagner plus d’argent. Un des défis d’une réglementation efficace est de tenir compte de cette diversité des souhaits.
 
En résumé, les sondages indiquent assez nettement que, même si dans leur ensemble les français ne désirent pas travailler plus, il y a une forte minorité, qui préfèrent gagner plus d’argent mais avoir moins de temps libre.
 
De la RTT aux heures sup déficalisées
 
Ce que suggèrent, en tout cas, les résultats des sondages est qu’il ne faut pas mettre tous les salariés dans le même panier. De la même manière que de nombreux salariés étaient favorables à la RTT (35 heures) en raison des termes de leur arbitrage travail-revenu/loisir, d’autres avaient avis opposé, d’autres salariés en nombre également sont favorables, en fonction des termes de leur arbitrage travail-revenu/loisir aux heures sup défiscalisées. Ce ne sont pas forcément les mêmes, tout simplement.
 
Il me semble que ce n’est pas parce qu’une mesure de politique économique ne peut résoudre seule tous les problèmes de pouvoir d’achat et/ou d’emploi, qu’elle doit être rejetée en bloc.
 
Que ce soit pour les 35 heures ou pour les heures sup défiscalisées, ne devrait-on pas s’interroger plutôt sur des mesures d’accompagnement et/ou de compensation pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas en bénéficier ?
 
Donc, « Sommes-nous des paresseux ? » se demande Guillaume DUVAL. Je ne connais pas encore sa réponse puisque je n’ai pas encore lu, ni vu, son livre. Mais cela ne saurait tarder. Pour l’instant, attendons de voir ce qu’en dit Guillaume DUVAL rédacteur en chef du mensuel « Alternatives économiques ». Il sera alors indispensable de rejeter un oeil complémentaire sur ce qu’en disent les économistes.
 
A consulter :
 
Challenges du 03.01.2008
 
Âoût 2007
 
 
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Jeudi 8 novembre 2007
par David MOUREY publié dans : Emploi et chômage
 
Nous avons souvent évoqué ici, les statistiques du chômage. En ce qui concerne la mesure administrative du chômage proposée par l’ANPE à partir du nombre de demandeurs d’emplois, une information importante, si elle est vérifiée vient d’être diffusée. Si tel est le cas, cela laisse songeur…
 
Selon le quotidien « Les Echos » d’aujourd’hui « Seuls 50 % des RMIstes inscrits à l'ANPE « pour ne pas alourdir les statistiques »
 
C’est le Haut-Commissaire aux Solidarités actives, Martin HIRSCH qui l’affirme, selon un compte-rendu officiel de l'Assemblée nationale publié hier.
 
En fait, il serait demandé à la moitié des allocataires du RMI de ne pas s'y inscrire à l’ANPE pour ne pas alourdir les statistiques
 
« De ce fait, il n'est jamais question pour eux d'accompagnement professionnel. Cela est totalement inacceptable », aurait ajouté Martin HIRSCH lors de l'examen des crédits de la mission Solidarité.
 
Le texte complet ici :
 
« Les Echos » du 8 novembre 2007
 
 
A consulter :
 
 
 
Travail, Emploi et Chômage 2/4 : Qu’est-ce que l’emploi ?
 
Travail, Emploi et Chômage 3/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (2/2)
 
Travail, Emploi et Chômage 4/4 : Qu’est-ce que le chômage ? (1/2)
 
A consulter :
 
 
 
 
 
 
 
Lettre de L’Ofce, N°286 - 11/06/2007
 
 
clair & net@ofce
Une e-contribution des chercheurs de l'OFCE aux débats économiques et sociaux
 « Chômage : en attendant l’Insee », 13 février 2007
Matthieu Lemoine                                                                                        
Avec le report à l’automne prochain des résultats de l’enquête emploi, la seule source pertinente pour mesurer le chômage, une polémique a enflé sur la réalité de sa baisse...                                                                   Lire la suite>>
 
Jacques Freyssinet, « Note Lasaire »,
« Controverses sur les chiffres du chômage »février 2007
 
Eric Maurin
« Chômage : sueurs et contorsions au Conseil de la Statistique »
 
 
 
 
Outils d’évaluation du chômage : l’Inspection générale des Finances et l’Inspection générale des Affaires sociales ont remis leur rapport (24 septembre 2007)
 
Consulter le rapport :
 

 

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Jeudi 1 novembre 2007
par David MOUREY publié dans : Emploi et chômage
 
« L'Insee a décidé de ne plus calculer tous les mois le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) à l’aide du nombre de demandeurs d’emplois inscrits en fin de mois (DEFM) à l’ANPE. Le taux de chômage de la France métropolitaine ne serait plus publié que tous les trimestres et reposerait uniquement sur l’enquête emploi 1.
La tentation sera donc grande de ne commenter tous les mois que l’évolution des DEFM, au risque de l’identifier à celle du chômage, sans attendre le chiffre trimestriel du BIT. Pourtant, les résultats de l’enquête emploi montrent bien les dangers d’une telle approche. »      
Ofce, clair & net 29/10/2007, par Matthieu Lemoine
 
La suite ici :
 
 
A consulter :
 
 
Outils d’évaluation du chômage : l’Inspection générale des Finances et l’Inspection générale des Affaires sociales ont remis leur rapport (24 septembre 2007)
 
Consulter le rapport :
 
 
 
N° 128 d'Août 2007
Analyse de l’évolution des statistiques de demandeurs d’emplois inscrits à l’ANPE de la mi 2005 à la fin 2006
Par Etienne Debauche, Thomas Deroyon, Fanny Mikol, Hélène Valdelièvre
 
Les auteurs remercient Marie Reynaud, Ronan Mahieu et Philippe Ravalet pour leurs remarques constructives et leurs suggestions. Les auteurs tiennent également à remercier leurs collègues de l'Insee et de l'ANPE pour les échanges qu'ils ont eus avec eux à propos de cette étude. 
 
« Le chômage, comme les deux autres grandes notions qui structurent la description du marché du travail, l'emploi et l'inactivité, fait l'objet de différentes définitions et donc de différentes mesures. On dispose de deux sources principales pour suivre l'évolution du chômage, l'enquête Emploi de l'INSEE et les statistiques mensuelles de demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à l'ANPE (DEFM). L'existence de plusieurs indicateurs relatifs au chômage n'est pas en soi anormale. Au contraire, cette pluralité est souhaitable car il est difficile de définir le contour exact du chômage, tant les situations à la lisière de l'emploi, du chômage et de l'inactivité se sont développées au cours des dernières décennies. Par exemple, un demandeur d'emploi qui exerce une activité réduite est dans une situation intermédiaire entre le chômage et l'emploi ; un chômeur dispensé de recherche d'emploi et qui de fait ne fait plus de démarche pour trouver un travail se situe entre le chômage et l'inactivité. Mais, en 2006, pour la première fois, des indicateurs qui rendent compte en principe de la même réalité ont divergé fortement. Selon les résultats de l'enquête Emploi pour 2006, le taux de chômage serait au même niveau en moyenne annuelle qu'en 2005, soit 9,8 %. Selon l'estimation provisoire mensuelle fondée sur les statistiques de demandeurs d'emploi, le taux de chômage aurait diminué à 9,1 % en 2006.
L'ampleur de l'écart entre les deux sources et certaines interrogations relatives à l'enquête Emploi ont conduit l'INSEE à reporter la publication de son enquête et l'utilisation de ses résultats pour la mesure du chômage. Certaines modifications dans la gestion des demandeurs d'emploi par le service public de l'emploi (SPE) ont par ailleurs contribué à affecter les statistiques de l'ANPE sans que la réalité du chômage ne soit modifiée. L'objet de ce document de travail est de présenter les effets de ces modifications qui ont pu être quantifiés à ce jour. Les analyses menées par l'INSEE et la Dares ne permettent cependant pas de comprendre la totalité de l'ampleur de la divergence entre les deux sources. Des travaux supplémentaires vont être poursuivis, notamment en ce qui concerne l'impact possible de la réforme de la filière de l'assurance chômage de 2003.
Sur la période récente, les évolutions des agrégats statistiques usuels de DEFM (catégorie 1, catégories 1+6, catégories 1+2+3 hors activité réduite...) délivrent un même message : celui d'une baisse très sensible du chômage depuis la mi-2005. Par construction, c'est aussi le message que renvoie la série mensuelle de chômeurs au sens du BIT, calée à court terme pour l'essentiel sur l'évolution des DEFM 1+2+3 hors activité réduite : d'après ces estimations provisoires, le taux de chômage au sens du BIT s'établirait ainsi à 9,1 % en moyenne annuelle en 2006 (avant calage sur les résultats de l'enquête Emploi), après 9,8 % en 2005. L'enquête Emploi de l'INSEE renvoie cependant un message bien différent : le taux de chômage serait stable en moyenne annuelle entre 2005 et 2006 à 9,8 %.
L'analyse des flux d'entrées et de sorties des listes de l'ANPE montre à cet égard une brusque accélération du turnover à partir de la mi-2005, sous l'effet notamment de la hausse des sorties pour absence au contrôle et radiations administratives, dont une partie seulement correspond à des reprises d'emploi non déclarées. Les sorties pour absence au contrôle ou radiation administrative ne correspondant pas à une reprise d'emploi engendrent mécaniquement des réinscriptions relativement rapides et poussent le turnover à la hausse. Celui-ci atteint actuellement un niveau exceptionnellement élevé »
N° 128 d'Août 2007 « Analyse de l’évolution des statistiques de demandeurs d’emplois inscrits à l’ANPE de la mi 2005 à la fin 2006 »
Par Etienne Debauche, Thomas Deroyon, Fanny Mikol, Hélène Valdelièvre
 
 
 
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