En France, la représentativité et la légitimité des syndicats pose un problème de fond, aux multiples dimensions, à notre société et à notre économie. Dans sa déclaration de 1948, l'Organisation Internationale du Travail (OIT) définit les syndicats comme des « associations indépendantes de travailleurs ayant pour but de promouvoir et de défendre leurs intérêts ». Selon cette même définition, aujourd'hui 2,4 millions de personnes en emploi se déclarent membres d'un syndicat en France. « La liberté syndicale est un droit constitutionnel qui figure dans le préambule de la Constitution de 1946 (tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix) et chaque organisation syndicale s’inspire de valeurs qui lui sont propres dans la diversité desquelles les salariés peuvent se reconnaître. » (Avis du CES) « Consolider le dialogue social » Lors des séances des 28 et 29 novembre 2006, un Avis du Conseil économique et social a été présenté par MM. Paul Aurelli et Jean Gautier, rapporteurs au nom de la commission temporaire (Question dont le Conseil économique et social a été saisi par lettre du Premier ministre en date du […]
Pour Edmund PHEPLS, Prix Nobel d'économie 2006, chercheur associé à l’OFCE et ami de Jean-Paul FITOUSSI, « le pire problème de l'économie française est le manque de dynamisme de ses entreprises. L'interventionnisme gouvernemental et celui des syndicats en sont tous deux responsables. » « En France, les dirigeants des grandes entreprises sont trop souvent recrutés dans les rangs de la fonction publique. Le gouvernement et le milieu des affaires sont trop proches. Le pouvoir considérable que les organisations syndicales me semblent détenir constitue une autre partie du problème. » « Les attitudes dans le monde du travail - que ce soit dans des entreprises publiques ou privées - nuisent à l'esprit d'équipe, aux initiatives, à la prise de décision. » « En France, la réussite individuelle passe derrière la notion de groupe. Il est mal vu d'être plus brillant que les autres. » « Dans le passé, la résistance au changement a certainement pesé sur les performances de l'économie française, qui se sont révélées décevantes ces deux dernières décennies. » A lire : Sarkozy devrait pouvoir engager de nouvelles dépenses, LE MONDE 12 05 07 Un entretien avec Edmund S. Phelps, […]
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