La Commission européenne vient de publier un rapport sur la protection sociale et l'inclusion sociale COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU CONSEIL, AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS Proposition de rapport conjoint 2009 sur la protection sociale et l'inclusion sociale L'Union européenne peut atténuer les effets de la crise économique et contribuer à la reprise en s'appuyant sur les valeurs de solidarité qui sous-tendent ses politiques sociales et sur les progrès réalisés en matière de réformes structurelles. Il est essentiel de continuer à renforcer l'interaction mutuelle positive entre l'action en faveur de la croissance et de l'emploi et les systèmes de protection sociale, notamment en permettant à ces derniers de remplir pleinement leur fonction de stabilisateurs automatiques. Il est nécessaire, pour faire face aux répercussions de la crise sur l'emploi et la cohésion sociale, de poursuivre les réformes de longue haleine entamées en les pondérant par des mesures à court terme visant à prévenir les pertes d'emplois et à soutenir les revenus des ménages. Les récentes réformes structurelles réalisées dans le domaine de la […]
.Selon Patrick ARTUS, dans une note récente - Natixis, 1 avril 2008.- à partir d'une analyse économétrique, on peut montrer que les écarts d'espérances de vie entre les 28 pays de l'OCDE vont s'expliquer davantage par un excès de travail que par un excès de boisson alcoolisée. Par exemple, l'espérance de vie à la naissance va de 71,4 ans en Hongrie à 80,6 au Japon. Quatre causes principales aux différences d'espérance de vie à la naissance Patrick ARTUS distingue 4 variables explicatives possibles : - la durée annuelle du travail en tant que mesure d'un effet de fatigue, - le taux d'emploi des salariés de plus de 55 ans comme autre mesure de l'effet de fatigue, - la part de l'emploi public dans l'emploi total comme mesure de l'effet de repos - la consommation d'alcool représentative évidemment de l'état de santé ou mesure d'un effet négatif sur la santé. . . A partir du modèle économétrique utilisé, Patrick ARTUS montre que « seule la durée annuelle du travail a un effet significatif (négatif) sur l'espérance de vie. Les autres variables n'ont pas d'influence significative, en particulier une consommation plus élevée d'alcool n'est pas associée, entre ces 28 pays, à une […]
Dans une récente publication de l’Insee, « La santé des plus pauvres »,l’auteur tente de mettre en évidence une relation de causalité entre faiblesse des revenus (niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian. Le niveau de vie est le revenu net annuel du ménage rapporté au nombre d’unités de consommation) et comportements face à la santé. Insee Première N° 1161 - octobre 2007- La santé des plus pauvres Par Thibaut de Saint Pol, division Conditions de vie des ménages, Insee Dans un premier temps, je vais présenter rapidement les principales observations proposées par cette étude. Dans un second temps, je vais tenter une rapide mise en perspective du diagnostic apporté par cette étude à travers le prisme des analyses de John RAWLS et d’Amartya SEN. Quand le revenu baisse, l’accès aux soins tend à baisser également L’auteur fait d’abord les observations suivantes : « Les personnes aux revenus les plus faibles : - « se perçoivent en moins bonne santé que le reste de la population ». Ces personnes jugent en moyenne leur santé plus mauvaise que le reste de la population. « 8 % d’entre eux déclarent que leur santé est « mauvaise » ou « très mauvaise » […]
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