David MOUREY Professeur d'Economie Auteurs de nombreux ouvrages d'économie chez De Boeck Fondateur des « Rencontres économiques » depuis 2005.« Rencontres économiques lycéennes » et « Rencontres économiques citoyennes »à Pontault-Combault depuis 2005 ! Fondateur des« Rencontres économiques » à Paris depuis 2008 !
.
Dans un numéro récent, mars 2008, d'Insee Première intitulé « Francs ou euros » : Dans quelle monnaie comptons-nous ? », Maël Theulière, division Conditions de vie des ménages à l'Insee nous montre que si le franc à disparu des portes monnaie, il reste encore très présent dans les esprits.
Les mœurs ont la vie dure et la traduction des ordres de grandeurs du Franc en Euro est visiblement un processus long, lent, graduel...
Nul doute que les générations qui ont vécu, pensé et compté en Franc, ont davantage de difficulté a opéré le changement que les jeunes générations qui ont pratiquement commencé à vivre, à penser et à compter en Euro.
« Nos concitoyens n'utilisent quasiment plus le franc pour parler de leurs dépenses quotidiennes. Mais ils s'y réfèrent encore pour les dépenses moins courantes, les achats importants ainsi que pour les ressources exceptionnelles.
Quatre ménages sur dix recourent parfois encore au franc pour mentionner des dépenses ou un salaire. Parler en francs est plus fréquent chez les personnes les plus âgées et les résidents des zones rurales.
À l'inverse, les habitants d'Île-de-France et surtout des départements d'outre-mer se sont plus facilement convertis à la monnaie européenne. Habiter à proximité d'un autre pays de la zone euro ou posséder un niveau de formation élevé facilite également l'intégration de l'euro.
L'estimation de la valeur d'un bien s'effectue encore souvent en francs. Pour beaucoup, les repères et les échelles de valeur demeurent en francs. »
C'est à partir de l'enquête Budget de famille en métropole menée en 2006 que l'Insee obtient ces résultats.
L'enquête Budget de famille a été réalisée en 2006
« L'enquête Budget de famille a été réalisée en 2006 auprès de 10 240 ménages en métropole et 3 134 ménages dans les départements d'outre-mer. Effectuée tous les cinq ans environ (1979, 1984, 1989, 1995, 2001, 2006), elle vise à reconstituer toute la comptabilité des ménages : dépenses et ressources.
Pour chaque ménage enquêté, on collecte la nature des dépenses, leur montant et, le cas échéant, la quantité achetée ainsi que le lieu d'achat. Toutes les dépenses sont couvertes : logement, alimentation, habillement, santé, transports, loisirs...
Elles sont collectées sous deux formes :
- un carnet dans lequel le ménage doit noter toutes les dépenses qu'il effectue sur 15 jours. Elles correspondent aux dépenses courantes et quotidiennes du ménage.
- un questionnaire permet de retracer les dépenses exceptionnelles de l'année (voiture, travaux, meubles, voyages...) afin de compléter le carnet.
Les dépenses déclarées dans le questionnaire sont les seules pour lesquelles l'enquêté a le choix de répondre en francs ou en euros. De ce fait, ce sont uniquement les réponses au questionnaire qui ont été exploitées pour réaliser cette étude. Cela exclut notamment du champ d'analyse la plupart des dépenses alimentaires, en tabac, produits d'entretien, frais d'utilisation de véhicules, services et produits de soins personnels, presse et papeterie... »
A consulter ici :
Le résumé : http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp?ref_id=ip1181&doc_id=2252
L'article : Ouvrir l'article (format HTML : 33 ko)
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1181/ip1181.html
.