David MOUREY Professeur d'Economie Auteurs de nombreux ouvrages d'économie chez De Boeck Fondateur des « Rencontres économiques » depuis 2005.« Rencontres économiques lycéennes » et « Rencontres économiques citoyennes »à Pontault-Combault depuis 2005 ! Fondateur des« Rencontres économiques » à Paris depuis 2008 !
La publication du rapport de la commission présidée par Roger Guesnerie sur l'Enseignement de l'économie au lycée a suscité de nombreuses réactions de la part de l'Apses, association des professeurs de SES qui regroupe à peu prés 20 % des professeurs de sciences économiques et sociales de France.
On apprend beaucoup à lire les réactions au rapport Guesnerie. Mais ce qu'on apprend est parfois très surprenant. En effet, le rejet assez global du rapport Guesnerie n'est pas acceptable de mon point de vue.
J'avais été auditionné par la commission Guesnerie et une synthèse de ma contribution, et donc de mon point de vue, se trouve pages 68 et 69 du rapport.
Ce rejet récurrent des critiques des universitaires, après celles des dirigeants d'entreprises, n'est pas complètement acceptable.
Certes certaines critiques relèvent davantage de l'idéologie que de l'analyse mais on ne peut pas dire : « Tout le monde dit n'importe quoi sur les SES. Tout le monde se trompe. Les universitaires, les dirigeants d'entreprise, ... Ces personnes ne savent pas de quoi elles parlent, ...»
En effet, nous les professeurs de SES, nous ne pouvons tirer notre légitimité de nous même. Les SES et les professeurs de SES ne peuvent s'auto-légitimer.
La légitimité de notre enseignement repose sur les disciplines universitaires qui le constituent : la science économique et la sociologie. C'est une légitimité d'ordre scientifique.
Une fois les contenus de cet enseignement redéfinis, un second aspect de la légitimité de l'enseignement de SES se développera sur la base d'une pédagogie adaptée à un enseignement d'économie et de sociologie à des élèves de lycée.
Je crois qu'il conviendrait d'accepter davantage les critiques de ces divers milieux, les écouter, les entendre et montrer qu'il existe une vraie capacité de remise en question qui ne soit pas seulement marginale.
Cela reste possible sans renoncer à la nature de cet enseignement, pour le bien de la discipline et celui des élèves.
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J'y reviendrai ...
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