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David MOUREY Professeur d'Economie Auteurs de nombreux ouvrages d'économie chez De Boeck Fondateur des « Rencontres économiques » depuis 2005.« Rencontres économiques lycéennes » et « Rencontres économiques citoyennes »à Pontault-Combault depuis 2005 ! Fondateur des« Rencontres économiques » à Paris depuis 2008 !

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L'Inflation est nourrie par le prix de l’énergie

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Aux Etats-Unis, l'inflation est également nourrie par la forte hausse des prix de l'énergie et de l'alimentaire.  L'inflation sous jacente (hors énergie notamment) est donc beaucoup plus faible.

En effet, « Les prix à la consommation se sont accrus de 1,1% m/m en juin, portant le taux d'inflation à 5,0%, après 4,2% en mai. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis mai 1991. Une fois encore, la hausse est principalement due à la composante énergie. 

 Le prix de l'énergie a bondi de 6,6% m/m en juin, celui d'un gallon d'essence atteignant en particulier pour la première fois le seuil de 4 USD.

Les prix alimentaires (boissons comprises) ont également contribué à l'accélération de l'inflation, en s'accroissant de 0,7% m/m.

Les prix sous-jacents - hors énergie et alimentation - ont crû de 0,3% m/m, c'est-à-dire un peu plus que les mois précédents. Alors que diverses composantes sont restées modérées (vêtements, soins médicaux, loisirs), le prix du logement (qui représente plus de 40% de l'indice sous-jacent) a en revanche augmenté de 0,3% m/m, sa plus forte hausse depuis janvier.

 L'inflation sous-jacente s'est en conséquence établie à 2,4%, après 2,3% au cours des deux mois précédents.

En raison de la forte hausse des prix des matières premières, l'inflation totale devrait demeurer au-dessus du seuil de 4% cette année. »

Source : BNP-Paribas, EcoFlash, 16 juillet 2008 Jean-Marc Lucas

 

Ces facteurs spécifiques de l'inflation sont-ils suffisamment pris en compte par les autorités monétaires, les banques centrales, lorsqu'il s'agit de décider d'une éventuelle hausse des taux d'intérêt afin de lutter contre l'inflation ?

En première approche, la hausse des taux d'intérêt vise un ralentissement du crédit et donc de la création monétaire. L'hypothèse implicite est donc que l'inflation est d'abord un phénomène d'origine monétaire. Selon cette conception monétariste, il y a inflation lorsque la quantité de monnaie crée est excessive par rapport aux besoins de l'économie, à la croissance de la production.
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