« La crise des subprimes et ses ricochets sur le système bancaire mondial ont jeté un froid sur les perspectives de croissance. Au départ du séisme financier se trouvent des prêts « exotiques » qui ont placé bien involontairement des ménages américains généralement peu fortunés en position spéculative sur le marché immobilier. Confortés par des hausses de prix à deux chiffres depuis quelques années, financés par des prêteurs sans scrupule, ils tentaient d’accéder à une vie meilleure en prenant sans le savoir des risques que des hausses futures des prix étaient censées couvrir. La hausse des taux courts pendant l’année 2006 et un premier ralentissement sur le marché immobilier ont eu raison de l’euphorie. Des ménages, insolvables depuis longtemps, mais sans le savoir, ont alors été précipités dans la spirale de la vente forcée et de la chute des prix. Les ventes renforçant la baisse des prix, la baisse des prix accélérant les ventes, le ralentissement initial s’est transformé en crise généralisée. »
Ofce Clair&Net, Sous la crise, la croissance… 30 octobre 2007, par Eric Heyer et Xavier Timbeau
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