David MOUREY Professeur d'Economie Auteurs de nombreux ouvrages d'économie chez De Boeck Fondateur des « Rencontres économiques » depuis 2005.« Rencontres économiques lycéennes » et « Rencontres économiques citoyennes »à Pontault-Combault depuis 2005 ! Fondateur des« Rencontres économiques » à Paris depuis 2008 !
La Banque centrale européenne maintien son principal taux directeur à 1%. Si les anticipations d’inflation sont faibles, les perspectives de croissance le sont également. Bref ce n’est pas une très bonne nouvelle. Sans croissance soutenue et durable, les perspectives d’amélioration de l’emploi, des salaires, …, ne peuvent pas être très optimistes.
La croissance molle semble bien installée
Le taux Refi à 1 % depuis bientôt un an
« Sans surprise, la BCE a donc laissé son principal taux directeur inchangé à 1 % lors de sa réunion du 8 avril. Ce niveau est toujours jugé « approprié » et le communiqué de la BCE ne contient que quelques changements à la marge. La remontée plus forte qu'attendu de l'inflation, à 1,5 % en mars, est qualifiée de temporaire car liée pour l'essentiel aux mouvements des prix énergétiques et alimentaires. Les perspectives d'inflation à moyen terme sont jugées « modérées » (un terme légèrement moins dovish que le mois précédent), dans un contexte de croissance faible de l'activité réelle et des agrégats monétaires et de crédit. Enfin, la persistance de tensions autour de la situation en Grèce ne peut que conforter la BCE dans son approche prudente.
Le Conseil des Gouverneurs n’ignore pas pour autant les signes d'amélioration qui émergent. Les principaux indicateurs avancés se sont fortement redressés en mars (sauf en Grèce), suggérant un rebond de l'activité dans les secteurs pénalisés par les mauvaises conditions climatiques du début d'année. La BCE note également que les bilans bancaires semblent se stabiliser, tout comme les flux de nouveaux crédits. Enfin, la baisse de la demande lors des dernières opérations de refinancement à long terme de la BCE confirme la normalisation progressive du marché monétaire. (…) »
Lire la suite ici :
http://etudes-economiques.credit-agricole.com/medias/PH14_20100409.pdf